Leonardo d'Alagon
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En 1470, à la suite de la mort de Salvatore Cubello, marquis d'Oristano, descendant en ligne masculine du Juge Ugone II d'Arborée, la totalité de son fief revient à l'héritier désigné dans son testament, Leonardo d'Alagon, premier né des huit enfants de sa sœur Benedetta Cubello et du noble Artaldo Alagón y Luna, seigneur de Pina de Ebro, Sástago et d'autres lieux. Artaldo qui descendait lui-même des premiers « ricos hombres » aragonais implantés dans l'île, s'était déjà rebellé contre la couronne: en 1410 à la tête de quatre navires avec Cassiano Doria, il s'empare de Longone défendu par les aragonais. Le marquis Leonardo épouse Maria Linan de Morillo, qui lui donne quatre fils qui n'auront pas d'héritier et deux filles[1],[2].
Marquis d'Oristano et comte de Gocìano

Cette succession rendue suspecte du fait du comportement de rebelle de son père Artaldo, est contestée militairement par le Vice-roi de Sardaigne, Nicolò Carroz d'Arborée, seigneur de Mandas et de Terranova Pausania, qui ambitionnant de s'emparer de vastes domaines, assurait que le testament, n'avait aucune, dans la mesure où le roi avait déjà décidé qu'à la mort du de Cubello le marquisat d'Oristano et le comté Goceano seraient incorporé à la Couronne d'Aragon. Le premier incident intervient le dans les environs d'Uras, Alagon s'impose et Carroz doit se retirer à Cagliari[3].
En 1474, par le traité de paix d'Urgell, le roi Jean II d'Aragon (dit le Grand) , reconnaît à Leonardo Alagon ses droits à la succession mais la conduite provocatrice de Carroz rallume la guerre. Le vice-roi n'ose pas affronter ouvertement son rival, il se rend à Barcelone et convainc le souverain d'intervenir contre le marquis qui est accusé de crime de lèse majesté et de félonie et en conséquence, la confiscation du fief est prononcée assortie de la peine de mort. Par son décret de 1477 le roi étend la condamnation à toute la famille d'Alagon[4].
Le conflit s'étend alors à toute la partie septentrionale de l'île où Alagon se voit promettre l'aide de la république de Genes et du duc de Milan, qui ne se concrétise janmais. Pendant ce temps Carroz reçoit en renfort des troupes bien armées de Sicile et du royaume de Naples[5].
La bataille de Macomer
Le l'armée d'Oristano est définitivement vaincue lors de la bataille de Macomer. Leonardo, avant la débâcle abandonne le champ de bataille avec ses frères, ses fils et le vicomte de Sanluri et ils se réfugient à Bosa où ils s'embarquent sur un navire et tentent de rejoindre la Corse. À la suite d'une trahison le navire est détournée vers la Sicile où ils sont arrêtés par l'amiral Villamarin qui les livre au vice-roi de Sicile, qui les conduit à Barcelone[6].
