Les Grouëts
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Les historiens blésois Louis-Catherine Bergevin et Alexandre Dupré détaillent que « Grouëts » est une déformation populaire du XIXe siècle de « groix », mais doutent quant à son étymologie. En effet, les deux historiens locaux estiment qu'il pourrait s'agir :
- d'une part de terrains clos, en référence aux vignobles autrefois séparés par des fossés ou parfois des haies[Note 2] ;
- ou de l'autre, d'un territoire caillouteux, en référence à l'état des bords de Loire à cet endroit[A 1] (cette forme serait proche du mot « grès »)[Note 3].
Ce toponyme n'est en tout cas pas unique au quartier : on retrouve notamment une rue du Grouët à Saint-Gervais-la-Forêt et une rue des Grouëts à Saint-Léonard-en-Beauce, par exemple.
Géographie
Généralités
Les Grouëts s'étendent sur le coteau de la rive droite de la Loire, entre le quartier blésois du Foix à l'est et la commune déléguée de Chouzy-sur-Cisse à l'ouest. Le hameau se retrouve ainsi naturellement sur une très large pente cernée entre le fleuve et la forêt domaniale de Blois.
Lieux-dits
- Bellevue,
- Le Cimetière,
- Les Aventures,
- Le Haut Môrier,
- Le Môrier,
- La Saulas,
- Le Vaujagot,
- La Vicomté.
Voies de communication et transports
Infrastructures ferroviaires
Bien que traversé par la ligne de Paris-Austerlitz à Bordeaux, la gare de référence du quartier est la gare de Blois–Chambord.
Infrastructures routières
Transports en commun
Le quartier est desservi par Azalys, le nom commercial du réseau de transports de Blois et d'Agglopolys, exploité par la société Keolis Blois.
Les quais de Loire sont desservis depuis la gare de Blois jusqu'à l'église Notre-Dame des Grouëts par la ligne S13. Le haut du quartier est desservi depuis le centre de Blois par la ligne S12.
Ces deux lignes sont scolaires et, en tant qu'offre destinée en priorité aux étudiants, ne sont donc assurées que le matin et le soir en semaine et en période scolaire.
Circulations douces

L'ensemble des rues à sens unique pour les automobilistes sont à double sens cyclable.
Histoire
Antiquité et Moyen Âge
Les coteaux des Grouëts auraient été couverts de vignes dès la Haute Antiquité[B 1].
Au Moyen Âge, les Grouëts sont principalement la propriété des comtes de Blois. Vers l'an 1000, le comte Eudes Ier concéda cette partie de la ville à son fils Robert et le nomma vicomte afin de le seconder localement[1]. Ce dernier[réf. souhaitée] y fit ériger la première grande demeure des Grouëts, le château de la Vicomté, mais l'édifice originel fut démantelé sur ordre de Louis XI au XVe siècle[2].
Renaissance et Ancien Régime
Reconstruit au début du siècle suivant, le château devient propriété de Jean Cottereau[3], alors premier secrétaire et trésorier de Louis XII puis de François Ier, dont les cours siègent à Blois.
Après la Révolution
La ligne ferroviaire de Paris à Bordeaux longeant la Loire, sa construction en 1842 a nécessité l'expropriation d'une partie des vignobles des Grouëts, en contrepartie d'indemnités en faveur des viticulteurs. En tout, six ponts, dix aqueducs et quatorze buses y ont été construits[A 2], mais aucune gare ni halte.
Entre 1910 et 1933, les Grouëts sont reliés au centre-ville par la ligne ② du tramway électrique de Blois (TEB), au départ de l'abattoir de la rue Basse des Grouëts pour longer la Loire jusqu'au quartier Saint-Jean[4].
En 1931, la ville de Blois fait l'acquisition du manoir de la bourgeoise Gonod d'Artemarre (lui-même construit sur les bases de la demeure du protestant Martin Delaunay à la fin du XVIe siècle), et transforme l'édifice en école élémentaire[3].
Époque contemporaine
Faute d'effectifs suffisants, l'école des Grouëts a définitivement fermé en 2013. L'édifice a été reconverti en appartements[3].
Fin 2019, l'ancien château de Bellevue, construit dans la rue de l'Hôtel Pasquier en 1910 par Albert Poulain pour être sa résidence secondaire mais abandonné depuis sa mort en 1937, a finalement été détruit[5].