Ligne d'Eyguières à Meyrargues

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Ligne d'
Eyguières à Meyrargues
Image illustrative de l’article Ligne d'Eyguières à Meyrargues
Carte des lignes ferroviaires dans les Bouches-du-Rhône en 1900
Pays Drapeau de la France France
Villes desservies Eyguières, Lamanon, Alleins, Pont-Royal - Mallemort, Charleval, La Roque-d'Anthéron, Saint-Estève-Janson, Le Puy-Sainte-Réparade, Meyrargues
Historique
Mise en service
Fermeture
Concessionnaires Compagnie des chemins de fer régionaux des Bouches-du-Rhône ( )
Compagnie des chemins de fer départementaux des Bouches-du-Rhône ( )
Régie départementale des Bouches-du-Rhône ( )
Caractéristiques techniques
Longueur 48 km
Écartement standard (1,435 m)
Électrification Non électrifiée
Nombre de voies Voie unique
Trafic
Propriétaire Régie départementale des Bouches-du-Rhône
Exploitant(s) Régie départementale des Bouches-du-Rhône
Trafic Voyageurs et fret

La ligne d'Eyguières à Meyrargues est une ancienne ligne ferroviaire française à écartement standard et à voie unique non électrifiée traversant le nord-est de la Provence, longeant la rive gauche de la Durance. Elle est aujourd'hui déferrée et abandonnée.

Historique

Concessionnaires

En , un décret national accorde à la Compagnie des chemins de fer régionaux des Bouches-du-Rhône la concession, la construction et l'exploitation d'une ligne d'intérêt local d'Eyguières à Peyrolles.

L'entreprise est reprise en 1906 par la Compagnie des chemins de fer départementaux des Bouches-du-Rhône, elle-même absorbée en 1913 par le département et sa Régie départementale des Bouches-du-Rhône (dite RDT 13).

Exploitation

La ligne ouvre en .

Un service d'autocar voit le jour en , qui, combiné à une démocratisation de l'automobile, amorce la fin du trafic voyageurs qui cesse en [2],[4],[5].

Vestiges

La voie a été déposée et déferrée à partir de la fermeture de la ligne en . Le tracé et la plateforme subsiste encore, très souvent repris par des routes départementales. La construction du Canal EDF au cours de cette même décennie a également fait disparaître certaines parties du tracé, comme à Lamanon ou à Mallemort[6].

Tous les bâtiments voyageurs et gares existent encore aujourd'hui. Ils ont été réhabilités en lieux publics (Eyguières, Charleval...) ou en habitations privées (Mallemort, Saint-Estève-Janson...).

La gare d'Eyguières avait une importance particulière dans la région, et faisant la bifurcation entre la ligne d'Arles à Salon-de-Provence vers le sud et la ligne vers Meyrargues qui continuait vers l'est. L'ancienne gare est aujourd'hui une école maternelle.

Le village de Meyrargues avait la particularité de posséder trois gares, dont une pour chaque compagnie ferroviaire : la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée - PLM, la Société des Chemins de Fer de Provence - CP, et la Compagnie des chemins de fer régionaux des Bouches-du-Rhône - CCRB. De fait, elle n'étaient pas interconnectées entre elles. En l’occurrence, la ligne d'Eyguières bénéficiait d'une gare terminus dont les bâtiments existent toujours[7].

Trafic

Voyageurs

Le trafic des voyageurs est assuré par quatre aller-retour d'Eyguières à Meyrargues jusqu'en 1914 où le service commence à se réduire.

En , la ligne n'est parcourue que par deux trains quotidiens, ainsi que trois navettes entre La Roque d'Anthéron et Meyrargues. Pour un trajet d'Eyguières à Meyrargues, il fallait compter 1 h 45 ou 2 h 35[2],[4]. Il reprit brièvement durant la Seconde Guerre Mondiale.

Matériel roulant

La ligne dans le cinéma

Articles connexes

Notes et références

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