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La construction de cette ligne à voie étroite a commencé à être envisagée à la fin du XIXesiècle. Sur la base d'un projet élaboré en 1901, une entreprise berlinoise spécialisée dans la construction et l’exploitation de lignes secondaires, l'Eisenbahn-Bau- und Betriebsgesellschaft Vering & Waechter GmbH & Co. KG, reçoit le la concession de cette ligne de chemin de fer à voie métrique.
Ouverte dès le , la ligne a été exploitée avec cinq locomotives à vapeur, acquises progressivement.
Le , la gare de départ des trains de voyageurs a été déplacée à la porte du Luxembourg (Luxemburger Tor), puis, à partie du , à la gare centrale de Thionville. La gare de Beauregard continua à servir comme gare pour le trafic marchandises.
1906 vit également l'ouverture d'un embranchement vers la ville de Basse-Yutz (Niederjeutz), dans la banlieue de Thionville.
La mise en service du réseau électrifié des tramways de Thionville et de la Fensch, le , par la Lothringische Eisenbahn-AG, autre filiale de la société Vering & Waechter, conduisit logiquement à procéder à l'électrification des tronçons reliant la gare de Saint-François à la gare centrale de Thionville et à Basse-Yutz, et à les intégrer au réseau des tramways électriques de la ville.
Le départ des trains à destination de Mondorf fut de ce fait déplacé dès 1912 à la gare de Saint-François, où furent également transférés les ateliers jusque là positionnés à Rodemack.
Après la première Guerre mondiale, la ligne du «Jaengelchen», comme était surnommé ce train, fut mise sous tutelle par l'administration française. Son trafic fut limité au territoire français, le tronçon terminal dans le grand-duché du Luxembourg n'étant dès lors plus desservi.
Le nouvel exploitant a rouvert la liaison transfrontalière interrompue par la guerre et a tenté de développer le trafic de la ligne. Pendant une courte période, le transport de matériaux pour la construction de la ligne Maginot a entraîné un essor considérable du trafic de marchandises. Mais dans l’ensemble, le déclin était imparable.
La fin de l'exploitation du chemin de fer a finalement été prononcée :
À Thionville, le réseau des tramways urbains cessa de fonctionner le , mais les lignes de banlieue vers la vallée de la Fensch subsistèrent jusqu'en 1953.
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Voir aussi
Bibliographie
(de) Meinhard Döpner: Die Deutsche Eisenbahn-Betriebs-Gesellschaft AG, Gülzow, 2002
Henri Domengie / José Banaudo: Les petits trains de jadis - Est de la France, Breil-sur-Roya, 1995
Jaengelchen - L’histoire du Chemin de fer Mondorf-Thionville 1903-1934, Jean-Paul Meyer, 2011-2017
Le "Jaengelchen" Chemin de fer à voie étroite de Thionville à Mondorf-les-Bains Information, SNCF Région Metz 3e et 4e trimestre 1981 No 47, Arsène Felten, 1981