Ligue italienne des droits de l'homme
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| Fondation |
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| Pays |
| Site web |
(it) liduonlus.it |
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La Ligue italienne des droits de l’homme (en italien : Lega italiana dei Diritti dell'Uomo) ou L.I.D.U., est une organisation politique regroupant des Italiens exilés en France dans l'entre-deux-guerres. Ce mouvement se distincte dans la conception de son rôle et dans son positionnement des Ligues de droits de l’Homme existant dans un certain nombre de pays. C’est un mouvement engagé politiquement dans la lutte antifascisme. C’est un mouvement italien qui n’est pas installé en Italie mais en France, regroupant des exilés italiens en ce pays d’accueil, et qui assoit sa légitimité sur ses capacités d'intervention auprès des autorités françaises, à travers la Ligue française des droits de l’homme[1]. Depuis 2016, son Président est l'activiste italien pour les droits de l'homme Antonio Stango.
Ce mouvement est créé à Paris en 1922. Le premier président de cette Ligue est une présidente, Ernesta Cassola, mazzinienne féministe, épouse de Luigi Campolonghi. Son époux puis Ferdinando Bosso journaliste et écrivain italien réfugié en France dès 1898 prendront par la suite la présidence durant l'entre deux-guerres, . La ligue italienne n’est pas présente au congrès de mai 1922, constitutif de la Ligue internationale des droits de l'homme. Elle apparaît au congrès de la Ligue internationale l’année suivante, en 1923, à côté de 13 autres ligues. En 1927, cette Ligue italienne propose aux partis italiens contraints à l’exil en France de créer la Concentration antifasciste, elle aura pour objectif le regroupement et l'action politique contre le fascisme. À son apogée en 1931, la LIDU n’a que 3 000 membres, mais elle est encore la plus importante association d’émigrés italiens en France[1].