Liste d'exemples de Québec bashing
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La liste d'exemples de Québec bashing recense des cas de Québec bashing observés dans les médias, c'est-à-dire les comportements racistes qui dénigrent les Québécois et le Québec, le gouvernement québécois, la culture québécoise et le fonctionnement du Québec.
Journaux
The Gazette

Le , le journaliste Josh Freed publie l'article Politics ruin the party dans le quotidien The Montreal Gazette. Il y commente le refus à deux groupes anglophones de se produire lors de la Fête nationale du Québec[1]. Dans l'article, Freed écrit que les « dinosaures du nationalisme tels ceux de la Société Saint-Jean Baptiste qui ont refusé à deux groupes anglophones de se produire » lui rappellent les vieux jours de l'« Apostrophe SS », un surnom donné à l'Office de la langue française il y a une trentaine d'années[2] lorsque ce dernier a fait retirer les caractères « 's » à la fin des noms de commerces anglophones de la province, tels Eaton's[3].
Freed parle également de phone-y war[1], faisant un jeu de mots avec l'expression anglophone Phoney War, désignant la drôle de guerre. Freed y compare aussi des membres de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal à des « ayatollahs » nationalistes, qui l'empêchent de se sentir à 100 % Québécois pure laine.
En réaction à la publication de la chronique, l'Association des descendants des Patriotes porte plainte au Conseil de presse du Québec contre le quotidien et le journaliste. Selon Gilles Rhéaume, porte-parole de l'association, les propos tenus dans l'article sont diffamatoires puisqu'ils comparent les organisateurs aux nazis[3].
Freed déclare qu'il avait voulu faire de l'humour absurde et que « comparer ces organisateurs à des SS est une chose horrible qu'il n'a jamais faite. »[2]
The Globe and Mail

Le , la journaliste Jan Wong crée une polémique au Québec en publiant, dans The Globe and Mail, un article[4] portant sur la fusillade au collège Dawson, survenue à Montréal trois jours auparavant. Elle écrit que les trois tueries en milieu scolaire dans cette ville lors des 17 dernières années sont causées par le sentiment d'aliénation éprouvé par les immigrants ou les enfants d'immigrants au Québec, sentiment causé, selon elle, par la loi 101 et le racisme des québécois dits « pure laine ».
L'article est vivement décrié, notamment par le Premier ministre du Québec, Jean Charest, qui le dénonce dans une lettre ouverte parue dans les quotidiens canadiens le . Le lendemain, le Premier ministre du Canada, Stephen Harper, dénonce à son tour l'article[5]. Une motion unanime de la Chambre des communes du Canada exige des excuses, qui ne sont jamais faites par Wong ou The Globe and Mail.
Le , le Conseil de presse du Québec blâme Wong, le quotidien The Globe and Mail et le rédacteur en chef Edward Greenspon pour cet article[6]. Madame Sylvia Stead, éditrice adjointe du Globe, a signalé, lors de cet événement, que le journal avait fait part de son désaccord avec l'opinion de la journaliste.
Le jeudi , dans un éditorial intitulé Intolerable intrusion[7], le journal compare la fonction publique québécoise au régime des talibans d'Afghanistan à la suite de sa réaction au port du niqab par une étudiante du Cégep de Saint-Laurent[8],[9].
Le , le chroniqueur Brad Wheeler estime que le groupe québécois Karkwa a dû son prix Polaris à un jury comprenant plusieurs francophones[10]. La direction du prix qualifie ces allégations de risibles[11].
National Post
Le , le National Post publie un texte de Barbara Kay, The rise of Quebecistan[12], commentant une manifestation québécoise pour la paix et la justice au Liban réunissant environ 15 000 personnes dont des politiciens québécois provinciaux et fédéraux. L'article montre une image d'un participant brandissant un drapeau du Hezbollah.
The Calgary Herald
Le , à la suite de l'élection générale québécoise de 2012, la chroniqueuse Licia Corbella du Calgary Herald publie Are one-third of Quebec voters bigots? (« Est-ce qu'un tiers des électeurs québécois sont intolérants ? »), texte qui qualifie le programme du Parti québécois comme « intolérant et raciste »[trad 1] et dénonce le soutien à ce parti de près d'un tiers des Québécois[13]
Magazines
Maclean's

Le , le magazine canadien Maclean's publie un article affirmant que le Québec est la plus corrompue des provinces canadiennes[14]. L'article, The Most Corrupt Province in Canada[N 1],[15], est présenté en une à l'aide d'une image du Bonhomme Carnaval traînant une valise débordant de billets verts[16],[17]. Soulignant divers événements datant de l'ère de Duplessis jusqu'à la commission Bastarache, l'auteur affirme que la corruption est engendrée à la fois par la forte influence de l'État dans le modèle québécois et par le mouvement « séparatiste »[18],[19].
Le , le Conseil de presse du Québec rend un jugement unanime condamnant l'article du Maclean's, soulignant des « manquements aux impératifs de rigueur journalistique (qui) portent préjudice à l'ensemble des Québécois » [20].
Film
Les États-Désunis du Canada
En 2012, le film documentaire Les États-Désunis du Canada a fait réagir les médias québécois en montrant des propos anti-québécois provenant de l’Ouest canadien et des médias anglo-canadiens en général. La bande-annonce, « No More Quebec », a été visionnée une centaine de milliers de fois en 24 heures et a été reprise dans des médias traditionnels et sociaux. Les Québécois y sont qualifiés de « voleurs », de « pleurnicheurs » et de « vermines »[21].
Internet

Wikipédia
Le , un utilisateur anonyme écrivant à partir d'un ordinateur identifié comme appartenant aux bureaux de Services correctionnels Canada modifie l'article Loi sur les langues officielles sur la Wikipédia en anglais et rebaptise cette dernière « The Quebec Nazi Act ». L'utilisateur ajoute que la loi « [...] permet aux Québécois d'obtenir un traitement de faveur en ce qui concerne l'emploi par rapport aux Ontariens »[trad 2],[22],.
Personnalités
Députés conservateurs québécois

Le , Le Devoir publie un article concernant des discours prononcés par le député conservateur Maxime Bernier où ce dernier pratique du Québec bashing :
« Disons-nous les choses franchement: dans le reste du pays, il y a beaucoup de gens qui perçoivent les Québécois comme des enfants gâtés qui n'en ont jamais assez et qui en redemandent toujours. Ce n'est pas pour rien si cette perception existe. Ça découle de 40 ans de débats futiles sur l'indépendance; 40 ans de politiques irresponsables de la part de gouvernements du Québec qui vivent au-dessus de leurs moyens et qui nous endettent; 40 ans de revendications pour aller chercher toujours plus d'argent dans les poches de nos concitoyens du reste du Canada. »
— Maxime Bernier, Le Devoir[23]
Deux jours plus tard, deux autres députés conservateurs, Jacques Gourde et Jean-Pierre Blackburn, donnent raison à Bernier et renchérissent sur le sujet. Blackburn affirme que le Bloc québécois est grandement responsable de l'image de « quémandeurs » projetée par les Québécois[24] :
« Pour les générations futures, mes enfants, mes petits-enfants, j’aimerais que le Québec prenne ses responsabilités financières. »
— Jacques Gourde, Le Devoir[25]
« L’image qu’on a projetée à l’extérieur du Québec, au niveau des autres provinces, c’est que le Québec demande tout le temps, quémande, n’est jamais content et n’est jamais satisfait. »
— Jean-Pierre Blackburn, Le Devoir[25]
Nicolas Sarkozy

Le , lors de la remise de la Légion d'honneur au premier ministre du Québec, Jean Charest, le président de la France, Nicolas Sarkozy, en a profité pour faire une sortie contre les Québécois souverainistes, les traitant entre autres de sectaristes pratiquant la « détestation » de l'autre[24] :
« Cet attachement à notre culture, à notre langue, à nos liens, pourquoi devrait-il se définir comme une opposition à qui que ce soit d'autre? (...) Croyez-vous, mes amis, que le monde, dans la crise sans précédent qu'il traverse, a besoin de division, a besoin de détestation? Est-ce que pour prouver qu'on aime les autres, on a besoin de détester leurs voisins? Quelle étrange idée! (...) Ceux qui ne comprennent pas cela, dit-il, je ne crois pas qu'ils nous aiment plus, je crois qu'ils n'ont pas compris que, dans l'essence de la Francophonie, dans les valeurs universelles que nous portons au Québec comme en France, il y a le refus du sectarisme, le refus de la division, le refus de l'enfermement sur soi-même, le refus de cette obligation de définir son identité par opposition féroce à l'autre. »
— Le Devoir, Sarkozy répudie le « ni-ni » sans ambiguïté, 3 février 2009[26].
À la suite de cette intervention, les chefs du Bloc québécois et du Parti québécois, Gilles Duceppe et Pauline Marois, ont envoyé une lettre de protestation[27] au Sarkozy dans laquelle ils ont écrit que ce dernier ne semble pas réaliser la réalité québécoise[28]. Ils y ont affirmé que « jamais un chef d'État étranger n'a autant manqué de respect aux plus de deux millions de Québécois qui se sont prononcés pour la souveraineté ».
Dans une réponse envoyée le [29], Sarkozy a précisé : « Je souhaite que cette nouvelle relation franco-québécoise s'épanouisse en harmonie avec la relation que la France entretient avec le Canada dans son ensemble »[30].
Stephen Jarislowsky
En , lors d'un discours prononcé à l'association municipale de Westmount, le financier et milliardaire canadien Stephen Jarislowsky compare le nationalisme québécois de Jacques Parizeau et de Lucien Bouchard au franquisme espagnol, au nazisme allemand et au fascisme italien[31].
Le , dans une entrevue au journal La Presse, il réitère ces déclarations et les étend à l'ensemble du mouvement souverainiste du Québec[32]. Une motion dénonçant ces propos est déposée à l'Assemblée nationale du Québec par le Parti québécois. Le Parti libéral, majoritaire, refuse de débattre la motion, qui est appuyée par tous les autres députés[33].