Depuis sa ratification en 1912, la Constitution de l'Arizona(en) permet la création de corporations municipales dans toute communauté de plus de 3 500 habitants[1]. Selon la constitution, une charte municipale ne peut pas être créée par une loi spéciale ou par la législature, mais par les communautés elles-mêmes selon les conditions prévues par la loi générale[2]. La loi a réduit le seuil de la population a 1 500 habitants et même 500 habitants pour les communautés situées à moins de 10milles(16km) d'un parc national ou d'un monument national[3]. La loi restreint la création de nouvelles municipalités dans les zones urbanisées, qu'elle définit comme des zones tampons spécifiques entourant des municipalités existantes[4].
La loi permet l'incorporation des communautés sous le statut de «city» ou de «town». Pour devenir une city, la communauté doit avoir une population supérieure à 3 000 habitants[5],[6]. Les cities et towns fonctionnent de la même manière, mais les cities peuvent adopter leur propre charte municipale[6] et disposent de plus grands pouvoirs que les towns, concernant notamment la régulation des constructions sur le territoire de la ville[7]. La loi de l'État permet aux towns de fusionner et à une city d'annexer une town, mais n'autorise pas les cities à fusionner[8],[9]. Une town peut par ailleurs se transformer en city lorsqu'elle dépasse le seuil de 3 000 habitants[10],[6]. Cependant, d'importantes towns comme Gilbert choisissent de conserver leur statut.
Avant que l'Arizona ne devienne un État en 1912, 20 municipalités ont été créées sans respecter ces règles.[réf.nécessaire] Par exemple, Phoenix a été incorporée en 1881 par une loi de la législature du territoire de l'Arizona approuvant sa charte municipale (The Phoenix Charter Bill)[11].