Livia Thür
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| Naissance | |
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| Décès |
(à 91 ans) |
| Nom de naissance |
Livia Marie Rechnitzer |
| Nationalités | |
| Formation |
Université catholique de Louvain (doctorat en droit (en)) Université de Montréal |
| Activité |
| Membre de | |
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| Distinction |
Livia M. Thür, née en 1928 à Mosonszolnok, en Hongrie et morte en 2020, est une sociologue, économiste et administratrice gouvernementale hongroise. Elle a fait sa carrière au Québec.
Née à Mosonszolnok, en Hongrie, en 1928, Livia Thür part faire ses études en Belgique, à l'Université catholique de Louvain. Elle y a un obtenu un doctorat en droit en 1952, une licence en sciences politiques diplomatiques en 1953 et une licence en sciences économiques en 1955[1]. À la suite de cela, elle reste à Louvain comme assistante de recherche à l'Institut de recherche économique et social de l'université de Louvain. Elle y rencontre Maurice Bouchard de l’Université de Montréal ; ce dernier l'invite à rejoindre le département de sciences économiques de l'Université de Montréal en 1959. Après son doctorat, elle occupe le poste de professeure agrégée dans ce même département[2].
Elle est mariée à Otto Thür, lui-même vice-doyen de la faculté des sciences sociales et directeur du département des sciences économiques de l'université de Montréal[3].
Livia Thür est morte le [4].
Carrière
Livia Thür enseigne l'histoire de la pensée économique et la théorie du commerce international à la faculté des sciences sociales de l'université de Montréal. En 1967, elle est la première femme a siéger sur le nouvellement créé conseil de l'université de Montréal[3].
Elle est introduite par Gilles Boulet à la toute jeune université du Québec à Trois-Rivières, où elle devient la première vice-rectrice à l’enseignement et à la recherche en 1970 : elle devient ainsi la première femme à occuper un poste aussi élevé dans la hiérarchie universitaire au Québec.
Elle a siégé à de nombreux conseils, comme le Conseil supérieur de l'éducation (1968-1971)[5], le conseil des études de l'université du Québec (1969-1973) et les conseils d'administration de Bell Canada et de la Corporation de développement du Canada[6].
En 1974, elle prend une année sabbatique et est élue première présidente de l'ACFAS[7]. Après avoir été administratrice du milieu universitaire, elle fait ses premiers pas dans les instances gouvernementales, et devient secrétaire adjointe principale du ministère d'État aux sciences et à la technologie[8]. Dans les années 1980, elle occupe le poste de vice-présidente associée à l'Office national de l'énergie[9].