Livre de la Thériaque de Paris

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Artiste
Muhammad ibn Abî l-Fath
Date
1198-1199
Technique
enluminures sur papier
Dimensions(H × L)
37 × 29 cm
Livre de la Thériaque (Kitâb al-Diryâq) de Paris
Artiste
Muhammad ibn Abî l-Fath
Date
1198-1199
Technique
enluminures sur papier
Dimensions (H × L)
37 × 29 cm
Format
73 folios reliés
No d’inventaire
Arabe 2964
Localisation

Le livre de la Thériaque (Kitâb al-Diryâq كتاب ألدرياق) de Paris appelé aussi Livre des antidotes est un manuscrit illustré contenant un traité de pharmacologie rédigé à l'époque antique par un auteur anonyme. Daté de 1199, il s'agit d'un des plus anciens manuscrits arabes illustrés encore conservés. Il est actuellement à la Bibliothèque nationale de France.

Le texte du Livre des antidotes a été écrit par un auteur anonyme de l'époque antique. Il a longtemps été confondu à tort avec le célèbre médecin Claude Galien (129-200/216), d'où son nom de « Pseudo-Galien ». Plus précisément, il s'agirait d'une version commentée de Galien appelée Le Traité des électuaires, qui aurait été rédigé par Jean le Grammairien, un philosophe d'Alexandrie au VIe siècle. Mais là encore, rien n'est moins sûr, d'où son autre nom de Pseudo-Joannes Grammaticos. De nombreux médecins arabes ont été amenés à traduire et à compléter ces traités de pharmacologie antique[1],[2].

Le manuscrit indique qu'il a été achevé d'être copié en l'an 595 de l'Hégire soit l'année 1199. Plusieurs inscriptions, écrites dans le style coufique, semblent indiquer que le manuscrit a été écrit par un scribe chiite de son nom complet Muhammad ibn Abî l-Fath ‘Abd Al Wâhîd ibn Abî l-Hassan ibn Abî l-Abbâs Ahmad, à l'attention de son neveu. Ils appartenaient à une grande famille religieuse, nombre de leurs ancêtres étant des imams. Cela montre que même des personnages religieux pouvaient posséder des livres illustrés à cette époque. Leur lieu d'origine est inconnu mais ils provenaient sans doute du nord de l'Irak actuel[1],[2].

Par la suite, le manuscrit appartient en 1832 à un pharmacien parisien du nom de J.-F. Bonastre. Il entre à la bibliothèque nationale en 1879.

Le texte et ses miniatures

Voir aussi

Notes et références

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