Louis Adolphe Terracher

universitaire et linguiste français, recteur d'académie From Wikipedia, the free encyclopedia

Louis Adolphe Terracher[1],[2],[Note 1] ou Adolphe-Louis Terracher[3],[Note 2] né à Vindelle le et mort à Vichy le [4], est un professeur de linguistique et homme politique français.

Décès
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VichyVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Faits en bref Recteur de l'académie de Strasbourg, à partir du 16 novembre 1944 ...
Louis Adolphe Terracher
Fonctions
Recteur de l'académie de Strasbourg
à partir du
René Hubert (en)
Recteur de l'académie de Strasbourg
-
Joseph Dresch (d)
Recteur de l'académie de Bordeaux
-
Recteur de l'académie de Dijon
-
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 74 ans)
VichyVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Université de Strasbourg (d) (-)
Université de Liverpool (-)
Université Johns-Hopkins (-)
Université d’Uppsala (-)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions
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Biographie

Après l'obtention de son titre de docteur ès lettres, Louis Adolphe Terracher enseigne quelques mois pendant l'été 1907 au lycée de Vendôme. Puis il demande un congé et part comme lecteur à l'université d'Uppsala d' à 1910, à l'université Johns-Hopkins de 1911 à 1913, enfin à l'université de Liverpool du à [5].

Pendant la Première Guerre mondiale, il est mobilisé le . Son classement dans le service auxiliaire des armées avec des sursis d'appel permet de revenir à l'université de Liverpool d' à . Il y devient professeur de français le .

Du au , il est professeur d'histoire de la langue française à la faculté des lettres de Strasbourg[6].

En 1924, à Paris, il fonde, avec Oscar Bloch, la Société de linguistique romane et la Revue de linguistique romane.

De à , il est recteur de l'académie de Dijon[7]puis de celle de Bordeaux jusqu'au [8]. Le , il est nommé recteur de l'académie de Strasbourg[9].

Au début de la Seconde Guerre mondiale, lors de l'évacuation de Strasbourg en , il dirige le transfert de l'université de Strasbourg à Clermont-Ferrand et pour une partie de la faculté de médecine vers la cité-sanitaire de Clairvivre[5].

Après l'armistice du 22 juin 1940, il garde son poste de recteur et accepte d'occuper la fonction de directeur de l'Enseignement secondaire le jusqu'au [10]. Il devient secrétaire général à l'Instruction publique, du au , dans les gouvernements Flandin, Darlan et Laval[11],[12],[1]. Il se partage entre ses bureaux de Vichy, Périgueux et Clermont-Ferrand où il délègue sa mission au doyen Danjon[5].

Il s'oppose au retour en Alsace de l'université de Strasbourg, de ses étudiants et de ses enseignants. Il leur assure la protection de l'État en refusant de traiter avec les Allemands.

Le , sous la pression de l'occupant, le Gouvernement de Vichy lui retire toutes ses fonctions. André Forster le remplace à la vice-présidence de l'université de Strasbourg[11],[5].

Il est réintégré dans ses fonctions de recteur de l'académie de Strasbourg le et obtient le poste de directeur de l'instruction publique d'Alsace-Lorraine[5].

En , après son passage en commission d'épuration, il est nommé recteur honoraire et mis à la retraite. Le , le Conseil d'État annule cette sanction[5].

Décorations

Nommé chevalier dans l'Ordre national de la Légion d'honneur le puis promu officier le [13]. Il est exclu de l'ordre après la fin de la guerre pour avoir, au moins, été membre de gouvernements ayant collaboré avec l'occupant [Note 3].

Il est membre de l'Ordre de La Francisque Gallique attribuée par le régime de Vichy.

Apports à la linguistique

Dans sa thèse, Les aires morphologiques dans les parlers populaires de l'Angoumois (1800-1900) publiée en 1914, il trace la limite entre oc et oïl en Charente dans la région entre Angoulême et Mansle. Par rapport à ses prédécesseurs qui avaient déjà étudié cette limite[14], il ajoute plusieurs communes au domaine occitan, montrant que le marchois (variété du limousin), s’avançait au début du XXe siècle en un cap allant jusqu’à Saint-Amant-de-Boixe[15]. Constatant la régression de ce cap marchois, il explicite également les mécanismes de changement linguistique : « Sous l'influence des voies de communication : le saintongeais et le poitevin [...] plus proches du français, [...] font reculer le limousin dans les vallées; au nord de Saint-Amant-de-Boixe, c'est le poitevin qui se met à dominer, au sud le saintongeais. »[16].

Œuvres

  • Origine des noms en -acus, Bulletins de la Société archéologique et historique de la Charente, 1908.
  • La chevalerie Vivien, chanson de geste, Bulletins de la Société archéologique et historique de la Charente, 1909.
  • Les Aires morphologiques dans les parlers du nord-ouest de l’Angoumois, Librairie ancienne Honoré Champion, 1913. (Thèse pour le doctorat ès lettres de l’université de Paris.)
  • Les Aires morphologiques dans les parlers du nord-ouest de l’Angoumois, Librairie ancienne Honoré Champion, 1914. (Atlas.)
  • La rencontre des langues entre Loire et Dordogne, dans : Le Centre-Ouest de la France, encyclopédie régionale illustrée, 1926.

Notes et références

Voir aussi

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