Louis-François-Bertrand du Pont d'Aubevoye de Lauberdière
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Château de l'Auberdière, Bocé (Anjou, royaume de France)
Château de l'Auberdière, Bocé (Maine-et-Loire, royaume de France)
| Louis-François-Bertrand du Pont d'Aubevoye comte de Lauberdière | ||
Portrait de Louis-François-Bertrand du Pont d'Aubevoye de Lauberdière, XIXe siècle. | ||
| Surnom | Lauberdière | |
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| Naissance | Château de l'Auberdière, Bocé (Anjou, royaume de France) |
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| Décès | (à 77 ans) Château de l'Auberdière, Bocé (Maine-et-Loire, royaume de France) |
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| Allégeance | ||
| Grade | Lieutenant-général | |
| Années de service | 1773 – 1816 | |
| Distinctions | Honneurs de la cour (1789) Chevalier de Cincinnatus Chevalier de Saint-Louis Chevalier de l'Ordre militaire de Maximilien-Joseph de Bavière Baron de l'Empire Commandeur de la Légion d'honneur |
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| Autres fonctions | Député de Maine-et-Loire | |
| Famille | ||
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Louis-François-Bertrand du Pont d'Aubevoye, comte de Lauberdière, né le au château de l'Auberdière (anciennement Lauberdière, propriété située en Anjou, plus précisément dans la paroisse de Bocé, aujourd'hui commune déléguée de Baugé-en-Anjou), où il est décédé le , est un officier général et homme politique français. Il a participé à la guerre d'indépendance des États-Unis et a fait partie de la Grande Armée. En 1814, Louis XVIII le fait lieutenant-général des armées du Roi.
Le comte de Lauberdière appartient à une ancienne famille noble remontant aux Croisades et originaire de la Touraine. Il est le fils de François-Charles-Mathieu du Pont d'Aubevoye, seigneur de Lauberdière (1723-1795), mousquetaire de la garde du roi et chevalier de Saint-Louis. On lui doit d'avoir vulgarisé sur ses terres la culture de la pomme de terre. Sa mère, Louise-Jeanne-Claire Le Gros de Princé, est la fille de Louis-Paul Le Gros, seigneur de Princé et de la Bourrelière, chevalier de Saint-Louis, et de Anne-Jeanne Bégon, sœur de la mère du comte de Rochambeau. Par son père, Lauberdière descend des Villiers-Lauberdière, branche des Villiers de l'Isle-Adam installée en Anjou. Par sa mère, petite-fille de Marie Hurault de l'Hôpital, Lauberdière descend de Michel de l'Hospital.
Il intègre le collège militaire de la Flèche le , sur une recommandation de Choiseul et après avoir justifié de quatre quartiers de noblesse. C'est là qu'il fait la connaissance de Aristide Aubert du Petit-Thouars, avec lequel il entretiendra une longue et solide amitié. Entré le à l'École royale militaire, il en sort cadet gentilhomme et rejoint le régiment de Saintonge avec le grade de sous-lieutenant en 1778.
Guerre de l'indépendance des États-Unis
Il passe capitaine en 1780, officier de l'état-major pendant les campagnes d'Amérique, comme aide de camp du général de Rochambeau, son oncle à la mode de Bretagne. Il lui servira d'interprète dans toutes ses conférences avec George Washington. Au côté de Jean-Baptiste Berthier, il se révèle un officier topographe distingué. Il participe au siège et à la victoire de Yorktown. Il sera admis dans l'ordre de Cincinnatus en 1789.
En 1787 il est nommé aide major général des logis des armées, major l'année suivante. Il est admis aux honneurs de la cour en 1789 avec le titre de comte et reçoit la Croix de chevalier de Saint-Louis un an après. Il épouse le , en l'église Saint-Sulpice à Paris, Caroline Macnamara-Hussey (1772-1834), d'ancienne origine irlandaise. Il est envoyé ensuite à l'Armée du Nord comme colonel, puis reçoit du ministre de la Guerre, Le Bègue Du Portail, une mission pour l'Irlande en 1791, mission malheureuse puisqu'il sera arrêté par les forces anglaises et retenu comme prisonnier de guerre de à .
Durant ce temps son vieux père, retiré dans son manoir de la Gouberie[1], au Vieil-Baugé, est interpellé chez lui par le comité de surveillance révolutionnaire de la ville de Baugé parce que sa fille, Claire-Henriette-Charlotte du Pont d'Aubevoye (née le ), élevée à Saint-Cyr, a émigré. Il meurt au mois d', totalement isolé[2].
Louis-François de Lauberdière est finalement échangé par les Anglais en Prairial an VIII. Le Maréchal de Rochambeau, qui veille toujours sur lui, le recommande à Napoléon Bonaparte, alors Premier Consul. Il reprend du service en l'an X dans les états-majors de l'Armée d'Italie, puis de l'Armée d'Allemagne. Il se distingue à la bataille d'Elchingen et à la bataille d'Iéna[3].
Guerres de l'Empire napoléonien
Il est désigné le 9 thermidor an XI, pour représenter au Corps législatif le département de Maine-et-Loire. On l'appelle alors Dupont-Lauberdière. Il quitte l'assemblée l'année d'après, combat en Pologne dans les rangs de la Grande Armée et est grièvement blessé à Deppen : sa conduite dans cette affaire lui vaut la décoration de la Légion d'honneur et le grade de général de brigade le . Le il est fait baron de l'Empire. La même année, le , il rentre au Corps législatif en vertu d'un nouvel acte du Sénat ; il y reste jusqu'en 1812.
Il prend part à la Guerre d'Espagne, pendant laquelle il commande la place de Madrid, assiste à un grand nombre d'engagements et est gouverneur des provinces de Leon, de Zamora et de Toro. Il est encore employé en Westphalie en 1812, reçoit un commandement dans la 32e division militaire en 1813, dont le chef-lieu était Hambourg, fait sauter les ponts de Haya et de Nieubourg, et enlève Brême aux Russes. Puis il dirige la retraite sur Wesel à la suite de la bataille de Leipzig. L'insurrection des pays hanséatiques de la Westphalie et de la Hollande appelle le général du Pont-d'Aubevoye sur les rives de l'Yssel et du Rhin.

Rallié à la Restauration, il est promu lieutenant-général le et commandeur de la Légion d'honneur. Élu, le , membre de la Chambre des Cent-Jours par le grand collège du département de Maine-et-Loire, il rentre dans ses terres après la session de cette législature. Il est admis à la retraite le . Il cherche à se faire à nouveau élire à la Chambre des représentants, sans succès. En 1822 Lauberdière dépose une demande pour être élevé à la dignité de pair de France, sans suite non plus. Le roi Charles X le reçoit en audience particulière le . Nommé Conseiller général le , il démissionne la même année. Très affecté par le décès de son épouse en 1834, qu'il fait enterrer dans la chapelle de l'Auberdière, il meurt quelques années après, le . Il est inhumé également dans la chapelle de l'Auberdière.
Armoiries
| Écu | Blasonnement |
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Ancien Régime et Restauration : D'argent à deux chevrons de gueules[4].
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Empire : D’argent aux deux chevrons abaissés et superposés de gueule, quartier de baron tiré de l'armée[5].
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Distinctions
Rubans des décorations
- Chevalier de l'Ordre de Cincinnatus (1789).
- Chevalier de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis (1790).
- Légionnaire (1807) puis Commandeur de l'Ordre national de la Légion d'honneur (1814).
- Chevalier de l'Ordre militaire de Maximilien-Joseph de Bavière (1806).