Louis Delamare

diplomate français From Wikipedia, the free encyclopedia

Louis Delamare, né le à Trouville-sur-Mer et assassiné le à Beyrouth par un commando de miliciens à la solde de services syriens, est un diplomate français.

Décès
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BeyrouthVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Cimetière de Tourgéville (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Faits en bref Ambassadeur de France au Liban, 1979-1981 ...
Louis Delamare
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Fonctions
Ambassadeur de France au Liban
-
Hubert Argod (d)
Paul-Marc Henry (d)
Ambassadeur de France au Bénin
-
Michel Van Grevenynghe (d)
Biographie
Naissance
Décès
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BeyrouthVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
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Nationalité
Activité
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Biographie

Jeunesse et études

Louis Delamare est titulaire d'une licence de droit et diplômé de l'École libre des sciences politiques[1]. Il est élève de l'École nationale d'administration.

Parcours professionnel

Louis Delamare travaille dans divers postes au sein de l'administration du ministère des Affaires étrangères avant d'occuper, de 1961 à 1963, les fonctions de chef de cabinet du secrétaire d'État aux Affaires étrangères, puis de conseiller technique au cabinet du ministre des Affaires étrangères en 1966-1967. Il est nommé directeur du cabinet du ministre de l'Information en et est membre du conseil d'administration de l'ORTF d' à . Ambassadeur à Cotonou de 1969 à 1972, il revient à l'administration centrale, où il prend la tête, en 1975, du service d'information et de presse[2].

En , il est nommé ambassadeur de France au Liban[3] et réside à Beyrouth lorsqu'il est assassiné le , dans sa Peugeot 604, arrêtée à un barrage[4] sur la route conduisant à sa résidence dans la partie ouest de la ville[2]. L'assassinat a lieu dans la capitale libanaise sous les yeux des soldats syriens, qui n'interviennent pas et laissent repartir les tueurs à moto. Ceux-ci sont assez vite identifiés comme des membres des Chevaliers rouges, une milice mise en place par Rifaat el-Assad, le très influent frère du président syrien, pour intervenir au Liban[4]. Les notes internes de la DGSE[4] concluent que la Syrie a commandité l'attentat dans le but de punir la France pour ses efforts diplomatiques visant à résoudre pacifiquement la guerre civile du Liban[5].

Il est enterré à Tourgéville[6], commune du Calvados non loin de Trouville. Son épouse Françoise est décédée en 2005.

Hommages

Son nom a été donné à un groupe scolaire de Trouville-sur-Mer[7], sa ville natale. Une partie d'une digue le long de la plage de Deauville porte également son nom.

Références

Voir aussi

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