Louis Liger-Belair
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Vendeuvre-sur-Barse, Aube
Vosne-Romanée, Côte-d'Or
| Louis Liger-Belair | ||
Portrait en pied du général baron Louis Liger-Belair. | ||
| Naissance | Vendeuvre-sur-Barse, Aube |
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| Décès | (à 63 ans) Vosne-Romanée, Côte-d'Or |
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| Origine | ||
| Arme | Cavalerie | |
| Grade | Général de division | |
| Années de service | 1792 – 1832 | |
| Distinctions | Comte 1823 Vicomte 1819 Baron de l'Empire 1809 Grand officier de la Légion d'honneur 1820 Grand-croix de Saint-Louis 1826 |
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| Hommages | Nom gravé en 1836 sous l'arc de triomphe de l'Étoile, 37e colonne | |
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Louis Liger-Belair, né le à Vendeuvre-sur-Barse dans l'Aube et mort le à Vosne-Romanée, en Côte-d'Or, est un général français de la Révolution et de l’Empire.
Carrière sous la Révolution et le Consulat
Il entre en service le , comme sous-lieutenant au 29e régiment d’infanterie de ligne. Le il passe capitaine adjudant-major à l’armée du Nord et participe à la guerre de Vendée. Avec la colonne infernale no 9 du général Cordellier et du général Crouzat, il participe au massacre des Lucs-sur-Boulogne le . Le il prend les fonctions d’aide de camp du général Beurnonville, et il sert de 1797 à 1800 à l’armée du Nord et à l’armée d’Angleterre. Le il est nommé chef d’escadron à la suite au 3e régiment de hussards, et il est devient chef de brigade le . Le il est affecté comme chef d’état-major de la division de cavalerie du général Tilly, et il rejoint le camp de Montreuil le . Il est fait chevalier de la Légion d’honneur le , et officier de l’ordre le .
Général de l'Empire
Il participa à la campagne d’Autriche en 1805 et à celle de Prusse et de Pologne en 1806 et 1807. Le , il signa pour la France la capitulation de Magdebourg, avant d'être promu général de brigade le . Le suivant, il prit le commandement de la 1re brigade de la 2e division du 6e corps de la Grande Armée. À partir du , il commanda la ville de Malbork.
Le , Liger-Belair fut affecté à la 2e division d’infanterie du général Vedel au 2e corps d’observation de la Gironde, avec lequel il participa à la guerre d'Espagne. Le , les habitants de Santa Cruz de Mudela prirent les armes et attaquèrent le contingent français qui vivait dans le village, tuant de nombreux soldats ; les survivants s'enfuirent vers le nord en direction de Valdepeñas pour rejoindre les troupes du général Roize, commandant le 2e corps d'observation de la Gironde sous le commandement en chef du général Dupont.
Roize demanda le renfort des troupes du général Liger-Belair qui se rendait en Andalousie. Le avec 500 cuirassiers, 300 soldats, 250 dragons et 60 fantassins, ce dernier refusa de contourner la ville de Valdepeñas et voulut la traverser par sa rue principale. La population composée de paysans et de femmes se souleva et prit les armes avec tout ce qui lui tombait sous la main pour empêcher son passage. Le général Liger-Belair fit intervenir la cavalerie et les fantassins pour faire refluer les habitants dans leurs maisons auxquelles il ordonna de mettre le feu. L'incendie, qui dura trois jours, détruisit 500 maisons et presque la totalité de la ville. Ne pouvant plus la traverser, Liger-Belair envoya un émissaire, le lieutenant Maurice de Tascher, pour rencontrer le maire et trouver un accord pour arrêter les combats. En échange, les Français sans leurs armes pouvaient récupérer leurs morts et la ville pouvait être ravitaillée durant une journée.
Le soulèvement de Valdepeñas donna l'exemple à la ville voisine de Manzanares qui, le même jour, attaqua l'hôpital français installé dans le village, ce qui obligea les troupes françaises à quitter la province en attendant des renforts pour traverser l'Andalousie. La guérilla s'intensifia dans La Mancha. Le , les Français prirent Cordoue et la mirent à sac pendant quatre jours, suscitant après Valdepeñas une soif de vengeance dans toute l'Andalousie.
Ces événements conduisirent à la première défaite des armées napoléoniennes face aux troupes espagnoles à Bailén du 19 au . Le général Liger-Belair, compris dans la capitulation du général Dupont, est fait prisonnier. De retour en France le suivant, il retourne en Espagne le pour prendre le commandement de la province de Vitoria. Il est créé baron de l'Empire le , puis commande la brigade d’infanterie de la 1re division du 4e corps d’armée au mois d'avril. Il est nommé général de division le et prend la tête de la 2e division d’infanterie du 4e corps d’armée à partir du jusqu'au suivant.
En il est de retour en France. Le il est nommé commandant de la 3e division militaire, puis le suivant de la 18e division militaire. Après avoir quitté Dijon, il se réfugie à Auxerre qu'il juge indéfendable. Il est ensuite relevé de son commandement, remplacé par le général Allix et rappelé à Paris pour s’expliquer sur l’évacuation sans combat de Dijon le face aux troupes prussiennes lors de la campagne de France.
Au service de la Restauration
Lors de la Première Restauration sous Louis XVIII, il est fait chevalier de Saint-Louis le et commandeur de la Légion d’honneur le suivant. Au mois d’octobre, il obtient le commandement de la 4e division militaire à Nancy. Il ne prend aucun commandement pendant les Cent-Jours. Il est créé vicomte le et commandant de la 2e division militaire à Châlons-sur-Marne. Élevé à la dignité de grand officier de la Légion d'honneur le , il est nommé comte par ordonnance royale du , lettres patentes du . Sous Charles X, il est fait grand-croix de Saint-Louis le , puis devient gouverneur de la 13e division militaire en 1827. Admis à la retraite le , il meurt le à Vosne-Romanée.


