Médéric-Clément Lechalas

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Naissance
Décès
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RouenVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Médéric-Clément Lechalas
Fonctions
Ingénieur en chef (d)
Ville de Nantes (d)
Ingénieur en chef (d)
Seine-Maritime
Directeur
Encyclopédie des travaux publics (d)
Inspecteur général des ponts et chaussées (d)
Ingénieur en chef (d)
Loire-Atlantique
Biographie
Naissance
Décès
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RouenVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domiciles
Formation
Activités
Enfant
Georges Lechalas (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Distinction
signature de Médéric-Clément Lechalas
Signature.

Médéric-Clément Lechalas, né à Angers le [1] et mort à Rouen le [2], est un ingénieur des ponts et chaussées qui a marqué de son empreinte la transformation de l'estuaire de la Loire, afin de le rendre davantage navigable.

Famille

Né le , Médéric-Clément Lechalas est le fils de Médéric Lechalas (1783-1847[3]), notaire à Angers, et de Joséphine Tharreau (1795-1882[4], nièce de François-Charles Tharreau).

Il eut un frère et une sœur également nés tous les deux à Angers. Son frère, Gustave-Augustin, est né en 1821[5] et était avocat au moment de son mariage en 1850 à Mont-de-Marsan[6] avec Joséphine Coiquaud, puis sans doute directeur d'assurance et/ou banquier à Angers. Sa sœur, Marie-Lucile (1832-1933[7], épousa en 1853 à Angers[8], Henri-Joseph Lourmand, industriel nantais, associé à Antoine-Thomas Serpette et Édouard Lorois au sein de la savonnerie « Serpette-Lourmand-Lorois ».

Gendre de Claude Gabriel Simon, il a un fils, Georges Lechalas, ingénieur en chef des ponts et chaussées ayant exercé à Rouen.

Formation

Le jeune Médéric-Clément fut inscrit à l'institut dirigé par Alexis Papot[9], situé rue Mondésir[10] à Nantes. Papot y était aussi le professeur de mathématiques de l'établissement. À la sortie de cet institut, en 1838, Médéric-Clément intégra l'École polytechnique le . En 1841, il poursuivit sa formation d'ingénieur au sein de l'école d'application des ponts et chaussées. La formation pratique sur le terrain fut confortée par deux missions, l'une à Agen, l'autre à Nantes, avant qu'il ne soit appelé à un poste d'activité le , à Périgueux, avec le titre d'aspirant ingénieur. Il y resta peu, passa quelque temps à Angers, puis fut affecté au service d'un arrondissement de la Loire-Inférieure, à Nantes, le [11].

Carrière

C'est lors de la première partie de sa carrière professionnelle qui s'est déroulée à Nantes, de 1843 à 1871[12] qu'il prit conscience de cet épineux problème, pour l'avenir du port de cette ville. Durant son séjour nantais, il fut détaché à sa demande, du corps des Ponts et Chaussées, et occupa de 1864[13] à 1871[14] le poste d'ingénieur en chef de la ville. Il fut à ce titre responsable d'un certain nombre de travaux remarquables au sein de celle-ci. Il œuvre à la construction du marché couvert de la place de la Petite-Hollande, construit en 1867 et démoli en 1932[15]. À peu près au même moment, il soutient le projet de construction de la synagogue de Nantes[16], et il dresse le plan de rénovation de la place Saint-Pierre[17].

Curieusement, c'est lors de cet « exil volontaire » qu'il conçut les nouvelles propositions de l'aménagement de l'estuaire de la Loire, qui devaient s'opposer au projet de canal latéral dit canal de la Martinière, lequel fut malgré tout construit et ouvert à la navigation en 1892.

Médéric-Clément Lechalas quitta Nantes à la fin de l'année 1871, pour occuper son nouveau poste à Rouen, en tant qu'ingénieur en chef des ponts et chaussées au service ordinaire de la Seine-Inférieure[18]. À l'heure de la retraite en 1885[19], il aurait pu ralentir son activité qui fut toujours intense. Il n'en fut rien, bien au contraire, car il mit toute son énergie à la publication de l''Encyclopédie des Travaux publics qu'il avait mise sur les rails quelques années avant de cesser son activité professionnelle.

Ayant pris conscience de l'impasse que constituait le canal de la Martinière pour la navigation, c'est en 1903, à peine un an avant sa mort, que l'on décida de mettre en application ses propositions pour l'aménagement de l'estuaire de la Loire.

Hommages

Le Lechalas (Vedette à vapeur des Ponts et Chaussées)

Un ancien bateau de service et de surveillance de Service des ponts et chaussées, porte le nom de Lechalas en sa mémoire. Ce navire mouillant à Nantes, a été construit en 1912 et classé aux monuments historiques depuis 1986[20].

Œuvres

Notes et références

Annexes

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