Médecins Solidaires

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TypeAssociation loi 1901
DomaineAccès aux soins – lutte contre les déserts médicaux
Médecins Solidaires
Situation
Type Association loi 1901
Domaine Accès aux soins – lutte contre les déserts médicaux

Site web medecins-solidaires.fr

Médecins Solidaires est une association française loi 1901, fondée en 2022, dont l’objectif est de lutter contre les déserts médicaux ruraux en organisant du « temps médical partagé » : des médecins généralistes volontaires se relaient chaque semaine au sein de centres de santé. Ces centres peuvent faire office de « médecin traitant », même si le patient voit un praticien différent à chaque visite.

Le projet est issu d’initiatives menées en 2021 autour du « Tour de France des remplacements » du Dr Martial Jardel, qui s'est déplacé en zone rurale pour y remplacer des confrères pendant plusieurs semaines, et de rencontres avec Emmanuel et Christophe Brochot, les fondateurs de l’association Bouge ton Coq, qui met en place des solutions pour répondre aux besoins des territoires ruraux[1],[2]. La structure « Médecins Solidaires » est créée en 2022[3].

Le premier centre ouvre à Ajain (Creuse) le [4] grâce à l'engagement de sept médecins pionniers[1].

Un second projet est annoncé à Bellegarde-en-Marche (Creuse) en [5].

Un troisième centre ouvre à Charenton-du-Cher (Cher) le [6] ; la capacité y est doublée le avec l’arrivée d’un deuxième médecin hebdomadaire[7]. En 2024, au total, quatre centres sont ouverts[8].

En , le président et cofondateur de l'association Martial Jardel est invité par le ministre de la santé, Yannick Neuder, à participer à des concertations sur le développement d'une « mission de solidarité territoriale » qui ressemblerait à l'initiative de Médecins Solidaires : deux jours par mois des médecins se rendraient dans un désert médical[9].

Modèle d’intervention

Les centres fonctionnent selon un principe du « temps médical partagé » : un médecin généraliste différent exerce chaque semaine, l’association assurant la logistique (hébergement, véhicule, outils numériques, coordination) pour que le praticien « ne fasse que de la médecine »[10]. Le centre de santé peut être déclaré « médecin traitant » pour ses patients ; il centralise les dossiers, organise la traçabilité et assure la continuité des soins malgré l’alternance des praticiens[10]. L’activité s’appuie sur des coordinateurs/assistants médicaux et un réseau de correspondants (spécialistes, structures locales)[10].

Par principe, un médecin donne une semaine par an pour l'association[2]. En 2025, un médecin est rémunéré 1 000 euros net pour sa semaine salariée, et ses frais sont couverts (transport depuis son domicile et sur place, logement)[9],[11]. Selon Libération, ce revenu représente la moitié de ce que gagne en moyenne un généraliste[8].

Implantations et activité

Ajain (Creuse)
Centre pionnier, déménagement et agrandissement en  ; au 1er trimestre 2025, le site fait état d’environ 13 500 consultations cumulées et 1 584 patients déclarés « médecin traitant » (dont 26 % en ALD) ; deux médecins par semaine depuis [4],[12].
Bellegarde-en-Marche (Creuse)
Projet annoncé en 2023 comme duplication du modèle d’Ajain[5].
Charenton-du-Cher (Cher)
Ouvert le  ; ~6 700 consultations et ~1 300 patients déclarés « médecin traitant » en (dont environ un tiers en ALD) ; capacité doublée en [6],[13],[7].
Autres communes
L’association a développé d'autres centres de santé à Chantenay-Saint-Imbert (Nièvre), Arnac-la-Poste (Haute-Vienne), Ménigoute (Deux-Sèvres), Reuilly (Indre), Le Mas-d'Agenais (Lot-et-Garonne) et (Eure-et-Loir)[14].


En , France inter signale une estimation du président de l'association, qui permet de donner un éclairage sur les ambitions du projet : si 10 % des médecins généralistes français adhéraient au projet Médecins Solidaires, il serait possible d'ouvrir 150 centres de santé, soit un et demi par département[2].

En , ils étaient 9600patients à avoir pu retrouver un médecin traitant grâce à Médecins Solidaires, et l'association compte huit centres de santé[9].

Gouvernance et collectif

L’association se présente comme apolitique et asyndicale ; elle met en avant un collectif de médecins volontaires (généralistes remplaçants, libéraux, salariés, retraités actifs) et une équipe salariée (opérations, coordination, communication)[3],[15].

En , l’association indique « plus de 600 » médecins volontaires et un taux de satisfaction élevé parmi les participants[15].

En , selon Le Monde, l'association compte 750 médecins généralistes et huit centres de santé[9].

Dans chaque centre, deux salariés « coordinateurs » travaillent en permanence et assurent la bonne tenue des dossiers médicaux, une fonction indispensable puisqu'un patient n'est pas forcément reçu par le même médecin à chaque fois. Un centre peut devenir le « médecin traitant » d'un patient sans qu'il ait besoin d'être lié à un « médecin physique »[9],[16].

Financement et partenariats

Le déploiement s’effectue avec des soutiens d’acteurs publics (collectivités, ARS, CPAM) et de mécènes/entreprises ; des collectivités peuvent financer ou mettre à disposition des locaux. À Charenton-du-Cher, la commune rachète l’ancien cabinet et finance des travaux estimés autour de 205 000 € ; le département du Cher apporte également un soutien[13].

Réception et médiatisation

Notes et références

Liens externes

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