En 1907, Marcel Baudouin fouille le site. Il y découvre une grande dalle, dite dalle no 1, reposant à chaque extrémité sur deux autres dalles de pierre, dites dalles no 2 et no 3. Au nord de ce premier ensemble, Baudouin identifie deux autres dalles, numérotées no 4 et no 5 qu'il considère, sans preuve, comme celles qui devaient encadrer le fond de la chambre d'un dolmen, dont la dalle no 1 aurait été la table de couverture, et les dalles no 2 et no 3 les deux orthostates de soutien. Enfin, il mentionne sur le plan qu'il dresse, au sud de ces cinq dalles, une dalle no 6 sans lui attribuer d'emplacement particulier. Il restaura l'ensemble des dalles comme tel, mais le dolmen reconstitué s'effondra sur lui-même[1].
| Dalle |
Longueur |
Largeur |
Épaisseur |
| no 1 |
3,50 m |
1,65 m |
0,45 m |
| no 2 |
1,50 m |
1,10 m |
0,35 m |
| no 3 |
1,20 m |
2,20 m |
0,40 m |
| no 4 |
2 m |
1,80 m |
0,40 m |
| no 5 |
2,10 m |
1,60 m |
0,30 m |
| Source : Aux origines d'une île...Dolmens et menhirs de l'Île d'Yeu[1] |
A proximité, un petit tumulus de 1,50 m de hauteur était encore visible en 1908. Il comportait un cratère au centre entouré par quatre petites pierres en cercle[2].
La dalle no 1 comporte 19 cupules dont 4 de forme très allongée[1].
En 1984, le propriétaire du terrain découvre lors de son aménagement, à environ 10 m du site et 0,20 m de profondeur, un bloc monolithique (1,39 m de longueur, 0,57 m au plus large et 0,27 m d'épaisseur) en gneiss dans laquelle Gérard Benéteau croit reconnaître une stèle anthropomorphe. Elle comporterait, selon lui, plusieurs traces de façonnage : épannelage rudimentaire et traces d'enlèvement sur l'extrémité assimilée au « pied » de la stèle, bouchardage de « la face » et de « l'épaulement »[1]. Cette interprétation est contestée[2].
Toutes les dalles sont en orthogneiss[3].
A ce jour, la nature même de l'ensemble demeure donc incertaine, mais l'hypothèse d'un dolmen est peu vraisemblable[1].