Mémoire prospective
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La mémoire prospective est une expression construite sur le mode paradoxal, qui peut être définie comme la capacité que nous avons à « ne pas oublier de se rappeler »[1] ou plus précisément ne pas oublier de se rappeler d'effectuer une action préméditée.
Elle s’oppose à la mémoire rétrospective qui vise à se rappeler les actions, événements ou savoirs passés.
La mémoire prospective est programmée par l’individu (ou le groupe), auto-initiée et dirigée vers un futur plus ou moins proche. Elle ne fonctionne donc pas directement sur des stimuli extérieurs qu’elle enregistre, comme la mémoire le fait pour le passé[2].
La compréhension de ce mécanisme qui connecte en quelque sorte passé et futur intéresse les neurologues, comme les experts en intelligence artificielle ou les éthologues (certains animaux semblent capables de mémorisation prospective).
La mémoire prospective s’appuie sur des « ancrages » qui sont des stimuli en quelque sorte choisis ou imposés par l’individu (ou le groupe) mais retenus à l’avance (quelque chose, ou quelqu’un qui nous rappellera que nous devons faire ce que nous avons prévu). Quelquefois un stimulus non choisi peut aussi provoquer la réminiscence d'une action programmée.
Le temps y joue un rôle particulier, chacun pouvant dans une certaine mesure programmer son cerveau pour être réveillé à telle heure, téléphoner à partir du milieu de l’après-midi ou tailler les rosiers à telle période.
Le cerveau semble utiliser ses fonctions mémorielles en se rappelant l’intention (qui est en fait passée au moment où il faut la réaliser). On peut donc bien parler de mémoire (des moyens mnémotechniques sont également souvent utilisés).
Champs d’application
La mémoire prospective est utilisée dans la vie courante (programmation des tâches d’une journée, se souvenir de dire quelque chose à quelqu’un, de prendre un médicament, etc.).
Une démarche parallèle est utilisée lors de nombreux processus créatifs et par les prospectivistes[Quoi ?]. Le processus peut alors être complexe et faire l’objet de scénarios. Des modèles ou arbres de décisions peuvent s’en inspirer.
Chacun développe des modes d’ancrage personnels, en faisant confiance à son subconscient ou par des actes délibérés de préparation (un post-it, un nœud dans son mouchoir, une liste de course, la mise en place d’une alarme…).