MA (musée d'art)
musée d'art situé à Rouyn-Noranda, au Canada
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Le MA ou Musée d'art de Rouyn-Noranda est une institution muséale consacrée aux arts des Amériques. Il est situé à Rouyn-Noranda, dans la région de l'Abitibi-Témiscamingue, au Québec,
| Type | |
|---|---|
| Ouverture |
2017 |
| Site web |
| Collections |
Sculptures, peintures,estampes |
|---|
| Pays |
Canada |
|---|---|
| Division administrative |
Québec |
| Commune |
Rouyn-Noranda |
| Adresse |
201, avenue Dallaire |
| Coordonnées |
Le MA compte une collection de près de 1 000 œuvres, portant principalement sur l’art québécois.
Le MA est membre de la Société des Musées du Québec, de l'Association des musées canadiens et du Réseau muséal de l'Abitibi-Témiscamingue[1].
Historique
De 1978 à 2017: le Centre d'exposition de Rouyn-Noranda (CERN)
En 1973, le projet de fonder un lieu d'exposition à Rouyn-Noranda voit le jour. L'élément déclencheur est l'exposition Mouska, installée dans le hall du pavillon des sciences du Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue à l'occasion des Jeux du Québec [2].
En 1975, le Comité des expositions artistiques de Rouyn-Noranda se constitue en corporation. En 1978, il obtient son accréditation auprès du gouvernement du Québec. Le Comité des expositions de Rouyn-Noranda se donne pour mission de faire connaître le travail des créateurs de l'Abitibi-Témiscamingue et de stimuler l'intérêt du public à l'égard de la pratique artistique. Il se définit également comme un acteur favorisant les échanges entre les différents organismes régionaux œuvrant en faveur de la promotion des arts plastiques[3].
En 1995, le Comité des expositions artistiques de Rouyn-Noranda devient le Centre d'exposition de Rouyn-Noranda (CERN). En tant que centre d'exposition, son mandat concerne essentiellement la diffusion d’œuvres d'art visuel et l'éducation artistique. Il occupe un espace dans l'enceinte du Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue, où il dispose de deux salles d'exposition.
En outre, le CERN met sur pied des projets spéciaux afin de consolider sa place dans le réseau muséal national. Du au , l'exposition PassArt, conçue par une dizaine de commissaires, réunit 2000 œuvres d'artistes québécois à l'occasion d'un événement soulignant l'entrée dans l'An 2000. Cet événement suscite le désir de constituer une collection [4].
En 2003 est créée la Fondation du Centre d'exposition de Rouyn-Noranda, qui a pour but de soutenir et d'encadrer le développement d'une collection d’œuvres d'artistes des régions du Québec, et principalement de l'Abitibi-Témiscamingue[5].
En 2012, le CERN s'installe dans ses nouveaux locaux, qui jouxtent la Bibliothèque municipale de Rouyn-Noranda[6].
En 2014 s'amorce la transition vers une identité de musée, fondée sur les cinq fonctions muséales (collectionnement, conservation, recherche, éducation et exposition).
À partir de 2014, la collection s'accroît et s'ouvre sur l'art ancien et moderne québécois[7]. Le CERN met sur pied les Camps d'art, des camps de jour estivaux axés sur la pratique artistique.
2015 marque le début d'un cycle d'expositions intitulées Dialogue, qui favorisent le dialogue interculturel en mettant en relation des artistes des Premières nations de l'Abitibi-Témiscamingue avec des artistes autochtones et allochtones canadiens ou internationaux[8]. En marge de l'exposition Dialogue Deux, le CERN accueille le colloque Paroles des Premiers Peuples: Création orale et littérature, dont les actes sont édités d'un numéro de la revue Recherches amérindiennes au Québec[9]
À partir de 2017: le MA
En 2017, le Centre d'exposition de Rouyn-Noranda et sa Fondation fusionnement sous le nom de MA, musée d'art[10]. La mission de l'institution est reformulée. Elle réaffirme son attention aux arts visuels de l'Abitibi-Témiscamingue, mais situe désormais son mandat muséal dans le contexte des arts des Amériques. Cette orientation est enrichie par la perspective autochtone.
Le MA est le premier musée d'art en Abitibi-Témiscamingue[11].
Le MA présente une programmation multidisciplinaire orientée vers la recherche. Pour ce faire, il instaure des collaborations avec des organismes présentant des œuvres performatives. Il accueille plusieurs activités des 8e et 9e éditions de la biennale d'art performatif de Rouyn-Noranda[12]. En 2018 et 2021, il accueille des spectacles du Théâtre du Tandem[13]. Il collabore également avec des organismes de danse comme l'Annexe-A[14] et Cinédanse[15].
En 2020, le Ministère de la Culture et des Communications du Québec accorde au MA, musée d'art un statut de musée[16].
En 2020, le MA lance une série d'expositions en ligne: le MA virtuel[17]. Cette initiative lui vaut en 2021 le prix d'excellence en arts et en culture dédié à l'organisme s'étant le plus démarqué par son utilisation des technologies numériques, décerné par le Conseil de la culture de l'Abitibi-Témiscamingue[18].
En 2022, le musée met à l'honneur l'artiste Rose-Aimée Bélanger dans une rétrospective de ses 40 ans de carrière. Une publication accompagne l'exposition. Le Centre d'art de La Sarre accueille l'exposition du au [19].
Liste des expositions depuis 2014
- Miss Pixels : Pixel Fossiles, du au
- Muriel Faille : Dans la portée d'un monde, du au
- Francesca Penserini : Les gisants, le clair et l'obscur, du au
- Musée du Bas Saint-Laurent : Les années 70, du au
- Laimon Mitris : Collectionneurs, du au
- Les artistes de la collection Loto-Québec : Territoires imaginés, du au
- Collectif Triangle : Scalène, du au
- Julie D. Vaillancourt : Impulsions créatives, du au
- Blanca Haddad : Sans Dieu ni maître, du au
- Martine Savard : Pour en finir une fois pour toutes avec les osties de panache, du au [20]
- Marta Sáenz de la Calzada, Karine Hébert : Moi, ma mère me racontait, du au
- Andréane Boulanger : Fini la fête, du au
- Carole-Yvonne Richard : Mythologie ou humanité, du au
- David Paquin : Archange numérique, du au
- Les finissants du certificat en arts visuels de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue : Exposer, du au
- Dialogue Deux, du au [21]
- Geneviève et Mathieu : La Jamésie, du au [22]
- Virginia Pesemapeo Bordeleau : Le silence des aînés, du au
- Exposer 2015 : Eh bien, dis-donc!, du 24 au
- Rock Lamothe : Forêt apprivoisée, du au
- Martine Savard : L'enfant géant et ses cicatrices, du au
- La Corporation de la Maison Dumulon : Les femmes pionnières de Rouyn-Noranda, du au
- Célébrer 90 ans d'histoire par l'image : Rouyn-Noranda 1926-2016, du au
- Escouade d'art tout terrain : BLAST!, du au
- Mike Marcon : Outpost, du au
- Luc Boyer : Abysses, du au
- La hot collection du prof Tremblay, du au
- Exposer 2016 : Land Art, du 1er au
- FAR, Foire d'art de Rouyn, du au
- José Luis Torres, Apparences trompeuses, du au [23]
- Hollywood têtes d'affiches, du au
- René Derouin, Les derniers territoires, du au [24]
- Marc-Olivier Hamelin, Études sur l'échec, du au
- Nicolas de Cosson, Facet, du au
- Arnold Zageris, Antartica, du au
- Perceptions, du 5 au
- Printemps numérique :Traumas, du 23 au
- Martin Beauregard : L'Éternité, le jour d'après/One day after eternity, du au
- La collection du MA -La Sculpture dans tous ses états, du au
- Musée du Bas Saint-Laurent : Chasseurs, du au
- Francine Plante et Collette Jacque : Absence, du au
- Daniel Corbeil : Module de survie pour un avenir incertain, du au
- Exposer 2017 : Dix territoires, un même voyage, du au
- Chelsea Greenwell : Équipoise, du au [25]
- Béchard Hudon : À un moment donné dans un lieu précis, du au
- Anne Théberge : Correspondance, du au
- Caméléon : Bulle, du 6 au
- Bifrost : Søken, du 20 au
- Pulsarium : Voyage dans le vide, du 11 au
- Jana Sterbak : Rétrospective, du au [26]
- 500 œuvres, 5 lieux, 400 kilomètres: une aventure extrême, du au
- Maria Santacecilia : L'étreinte du réticule,
- John Court : Untitled, du au
- Nos photos de tournage, du au
- Pleins feux sur la collection, 15 ans de collectionnement, du au
- Joanne Poitras : La Voûte, du au
- Arnold Zageris : Photographies 2004,
- Ce n'est pas rien, ce n'est peut-être pas grand-chose, mais ce n'est pas rien, exposition collective du au
- Antoine Charbonneau-Demers : Bon garçon,
- Collectif Khube : Nopimik, du 19 au
- Les finissants du certificat en arts plastiques de l'UQAT: De la lumière, tout près, du 3 au
- Joi T. Arcand, Hannah Claus, Émilie Monnet, Dominic Lafontaine,et Roger Wylde : Ayemiyedan Nisin-Dialogue Trois, du au
- Franck Polson : Les treize grand-mères lunes, du au
- Wapikoni mobile : du au
- Vidéos de trois finissants en arts visuels au cégep, du au
- François Quévillon : Conduite algorithmique, du au
- Martin Beauregard et Randa Maroufi : Check my point Maroc/Québec, du au
- Jean Paul Riopelle : Oies, jutes et feuilles, du au
- Collectif Prisme : Être aux machines, du 4 au
- Centre de design de l'UQAM : Le design graphique, ça bouge!, du au
- Michelange Quay et Jean-Ambroise Vesac :The Black Room, du au [27]
- Les lauréats de la bourse du MA 2020 : du au
- Virginia Pesamapeo Bordeleau et Guillermina Ortega : Dialogue Quatre – Diálogo Cuatro, du au
- Virginia Pesemapeo Bordeleau : Ourse bleue - Piciskanâw maskikwew, la rétrospective, du au
- Serge Bordeleau : Abitibi360-la suite, du au [28]
- Collectif de l'Atelier Les Mille Feuilles : Le Noir de l'encre, du au
- Monique Régimbald-Zeiber : Les ouvrages et les heures, du au
- Jin-me Yoon : Here elsewhere, other hauntings, du au
- .crp : [id] inconfort(s) identitaire(s), du 19 au
- Francis Boivin : Ma caverne à Platon, du au
- Les Tourneurs - les 500 estampes de la collection, du au [29]
- Donald Trépanier : Là où parfois l’on s’y perd, du au
- Fonds municipal d’art contemporain, du au
- René Derouin, Patrick Bossé, Pascal Pelletier : Territoires des Amériques, du au [30]
- Fednel Alexandre : Chez moi, du au
- Christian Leduc : Siècle, du au [31]
- Collectif Humano : Devolution, du 9 au
- Pascale-Josée Binette, Karl Chevrier, Carlos Kistabish, Dominic Lafontaine, Frank Polson, Jocelyne Robinson, Nattaway (Chantal Simard), Janice Wabie : Odeimen, du au [32],[33],[34]
- Jorge Otero, Luis Manuel Otero Alcántara, Nestor Alvarez, Nestor Siré, Andréane Boulanger, Luc Boyer, Gabrielle Brais-Harvey, Geneviève et Matthieu, Martine Savard : Site de rencontre avec l’art Cuba – Québec, du au
- Rose-Aimée Bélanger : Du grès au bronze : 40 ans de sculpture, du au [35],[36],[37]
- Sandra Brewster : Anywhere Everywhere (Partout n'importe où), du au
Publications
- 2016 : René Derouin | Les derniers territoires, coédition avec le Musée des Beaux-arts de Sherbrooke et la Galerie Montcalm de Gatineau
- 2018 : Daniel Corbeil, coédition avec Plein sud édition
- 2020 : Virginia Pesemapeo Bordeleau |Ourse bleue-Piciskanâw mask iskwew, coédité avec les Éditions du Quartz
- 2020 : Monique Régimbald-Zeiber : les ouvrages et les heures… et les restes [38]. coédition avec le Musée d'art de Joliette
- 2022 : Christian Leduc | Siècle
- 2022 : Rose-Aimée Bélanger : Du Grès Au Bronze
Direction
- De 1975 à 1977 : Jocelyne Sauriol
- De 1978 à 1979 : Jacques Laflamme
- De 1979 à 1980 : Rock Lamothe
- De 1980 à 1989 : Gisèle Marchand
- De 1990 à 1992 : Céline Rivard
- De 1992 à 2010 : Louise Boudreault
- De 2010 à 2013 : Chantal Polard
- Depuis 2013 : Jean-Jacques Lachapelle
