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Maison de Poschinger

famille noble From Wikipedia, the free encyclopedia

La maison de Poschinger est une ancienne famille noble bavaroise dont l'origine remonte à l'année 1140. La famille fut élevée au rang de chevaliers du Saint-Empire romain germanique. La branche de Frauenau accéda au rang de barons (Freiherr) dans le royaume de Bavière et détint un siège héréditaire à la chambre des conseillers de la Couronne de Bavière (Reichsrat)[1],[2],[3].

BlasonnementCoupé : au premier d'argent à trois étoiles à six rais de gueules ; au second de gueules à un bras vêtu d'or, la main appaumée, d'où naissent deux ailes de cygne d'argent.
FondateurRapoto de Paskengen
BranchesBaron Poschinger de Frauenau ;
baron de Poschinger-Bray ;
chevalier de Poschinger (à Oberanzenberg) ;
chevalier de Poschinger-Camphausen
PériodeXIIe siècle – famille subsistante
Faits en bref Blasonnement, Fondateur ...
Maison de Poschinger
Image illustrative de l’article Maison de Poschinger
Armes de la famille.

Blasonnement Coupé : au premier d'argent à trois étoiles à six rais de gueules ; au second de gueules à un bras vêtu d'or, la main appaumée, d'où naissent deux ailes de cygne d'argent.
Fondateur Rapoto de Paskengen
Branches Baron Poschinger de Frauenau ;
baron de Poschinger-Bray ;
chevalier de Poschinger (à Oberanzenberg) ;
chevalier de Poschinger-Camphausen
Période XIIe siècle – famille subsistante
Origine Bavière (Posching)
Allégeance Drapeau du Saint-Empire Saint-Empire romain germanique
Drapeau du Royaume de Bavière Royaume de Bavière
Fiefs tenus Oberfrauenau, Oberzwieselau, Buchenau, Oberanzenberg, Neunußberg, Wettzell, Drachselsried
Titres obtenus Baron, chevalier, Edler, Landsasse
Demeures Château Poschinger de Frauenau, château d'Oberzwieselau, château de Buchenau, château d'Irlbach, palais Poschinger (Munich)
Charges Membres de la chambre des conseillers de la Couronne de Bavière (Reichsrat)
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Histoire

Origines

La première lignée attestée des Poschinger servit comme ministériaux auprès des princes-évêques de Passau. Elle débute avec Rapoto de Paskengen, mentionné en 1140 comme témoin d'une donation faite à l'abbaye augustinienne d'Aldersbach[4]. D'autres lignées existèrent à Posching (dans les environs de Mitterfels, Metten, Deggendorf, puis également à Pförring près d'Ingolstadt), sur le siège de Sicklasberg près de Konzell et comme bourgeois siégeant au conseil de Straubing. Le nom de Poschinger (souvent écrit aussi Paskengen, Paschingen, Baskingin ou Posching) provient probablement du domaine de Posching, qui appartenait aux évêques de Passau[5].

La lignée continue depuis le XVIe siècle

La filiation ininterrompue de la famille jusqu'à nos jours commence avec Joachim Poschinger, originaire de Pförring (1523-1599), de confession luthérienne, rattaché à la lignée de Posching apparue vers 1262[6]. Après des études de droit et de musique à l'université d'Ingolstadt, il fut juge et administrateur (Pfleger) au service des barons de Degenberg aux châteaux de Linden près de Viechtach et de Neunußberg (1550-1568)[6]. En 1568, il acheta aux Degenberg le domaine verrier de Zwieselau (arrondissement de Regen), dans la forêt de Bavière. C'est là que débute la tradition, toujours vivante aujourd'hui, des Poschinger comme propriétaires de verreries et de seigneuries. Joachim reçut ses lettres d'armoiries impériales le 19 octobre 1547 à Ratisbonne des mains de Petrus Apianus, comte palatin impérial sous l'empereur Charles Quint[7]. Son fils Paulus acquit en 1592 le domaine verrier d'Oberfrauenau, dans la forêt de Bavière, qui devint dès lors le siège de la lignée souche[5].

Reconnaissance nobiliaire

En raison de la possession d'Oberanzenberg (à partir de 1639), Wilhelm Poschinger fut admis le 18 décembre 1643 parmi les Landsassen du Haut-Palatinat par l'électeur Maximilien[8]. À partir de cette date, la famille fut reconnue comme noble dans le Haut-Palatinat et inscrite dans les matricules des Landsassen nobles[9].

Après que Johann Michael Ier Poschinger eut acquis dès 1770 les seigneuries (Hofmarken) de Drachselsried et de Wettzell, son fils Georg Benedikt Ier adressa en 1784 à la chambre des comptes électorale une requête pour faire élever le domaine héréditaire de Frauenau au rang de seigneurie libre (Hofmark), ce qui fut accordé le 7 décembre 1785. Georg Benedikt Ier disposa ainsi sur les trois domaines de la basse justice, du pouvoir de police et de certains droits administratifs[10].

Élévation à la noblesse et à la chevalerie d'Empire (1790)

L'élévation héréditaire à la noblesse du Saint-Empire (avec adjonction du nom Edler von Poschinger) et au rang de chevalier d'Empire (avec le prédicat « auf Oberanzenberg ») fut accordée aux frères suivants[1],[2],[11] :

  • Dr jur. utr. Johann Martin, avocat à la cour palatine-bavaroise et administrateur électoral (Pfleger), puis conseiller effectif à la chambre des comptes palatine-bavaroise, administrateur royal de la brasserie de cour et directeur de l'office des brasseries de la cour de Bavière (1798-1817) à Munich (auteur de la branche éteinte de Munich-Mannheim) ;
  • Joseph Anton, bourgeois et marchand à Passau (auteur de la branche de Berg, dont est issue notamment celle de Poschinger-Camphausen) ;
  • Georg Benedikt Ier, seigneur des Hofmarken d'Oberfrauenau, Drachselsried, Wettzell et Neunußberg (à partir de 1796), seigneur d'Oberanzenberg (auteur de la lignée souche de Frauenau, dont est notamment issue la maison baronniale) ;
  • Ignaz Dominikus, prêtre.

Les titres furent conférés le 17 septembre 1790 à Munich par le vicaire d'Empire en exercice, l'électeur Charles-Théodore de Bavière. L'immatriculation dans le royaume de Bavière au sein de la classe des chevaliers eut lieu le 30 janvier 1810 pour Joseph Anton et le 30 juin 1810 pour ses frères Johann Martin et Georg Benedikt[2].

Élévation au rang de baron et branches récentes

En 1873, Georg Benedikt II chevalier de Poschinger, seigneur du domaine de Frauenau (Oberfrauenau) entre autres, fut nommé conseiller héréditaire de la Couronne de Bavière (Reichsrat)[12]. Conformément à l'ordre de succession, le fidéicommis passa après sa mort à son frère Eduard Ferdinand, qui le céda en 1901 à son fils Eduard Georg Benedikt, lequel fut nommé membre de la chambre des conseillers le 1er novembre 1901[13].

Eduard Ferdinand Ritter von Poschinger fut élevé à la dignité héréditaire de baron bavarois le 24 juillet 1901 à Munich par le prince-régent Luitpold, avec immatriculation dans le royaume de Bavière au sein de la classe des barons le 28 août 1901 et adjonction du nom Freiherr Poschinger von Frauenau[14].

Le 6 avril 1908, le chambellan et capitaine de cavalerie (Rittmeister) royal bavarois Ottmar Ritter von Poschinger, seigneur de Riegsee entre autres, qui avait épousé en 1906 Gerda Camphausen, fille du banquier et conseiller secret prussien du commerce Arthur Camphausen, obtint l'autorisation de réunir son nom à celui de la famille Camphausen sous la forme Ritter von Poschinger-Camphausen[2].

La décision du président de district du 21 mai 1953 à Ratisbonne, autorisant le changement de nom en Freiherr von Poschinger-Bray pour Adalbert Freiherr Poschinger von Frauenau — époux d'Anna Maria, héritière des comtes de Bray-Steinburg éteints en lignée masculine —, ne fit l'objet d'aucune objection de la part du Comité du droit nobiliaire allemand de Marbourg le 15 septembre 1990[14].

Armoiries

Les armoiries primitives de 1547 portent, dans le tiers supérieur d'argent, trois étoiles à six rais de gueules ; la partie inférieure de l'écu, de gueules, montre un bras vêtu d'or, la main appaumée (dite « main du serment »), d'où jaillissent vers le bas deux ailes de cygne d'argent. Sur le heaume, aux lambrequins de gueules et d'argent, un vol coupé d'argent et de gueules, la moitié d'argent chargée d'une étoile à six rais de gueules.

Les armoiries du diplôme de 1790 sont écartelées : aux 1 et 4, d'azur à la bande d'argent chargée de trois étoiles à six rais de gueules ; aux 2 et 3, de gueules à un lion d'or, les deux affrontés ; sur le heaume, aux lambrequins d'azur et d'argent à dextre, de gueules et d'or à senestre, le lion issant entre un vol ouvert chargé extérieurement de la bande.

Les armoiries baronniales de 1901 sont écartelées comme en 1790, avec un écusson de gueules brochant sur-le-tout, portant — repris des armes primitives — un bras dextre dressé, ailé d'argent et vêtu d'or, la main ouverte ; deux heaumes, celui de dextre (lambrequins de gueules et d'argent) timbré d'un vol fermé coupé d'argent et de gueules, la moitié d'argent chargée d'une étoile à six rais de gueules, celui de senestre (lambrequins d'azur et d'or) comme en 1790.

Les barons de Poschinger-Bray portent de nouvelles armoiries combinées reprenant les éléments des comtes de Bray-Steinburg et des barons Poschinger von Frauenau. L'adoption de ces armoiries combinées ne fit pas non plus l'objet d'objection du Comité du droit nobiliaire allemand de Marbourg le 22 juin 2009.

Possessions

Les Poschinger se sont surtout étendus en Basse-Bavière, dans le Haut-Palatinat, puis également en Haute-Bavière. À partir de 1523, on peut notamment attester les sièges et domaines suivants[15],[16] :

  • domaine et seigneurie d'Oberfrauenau (manoir et château neuf) ;
  • domaine d'Unter- et Oberzwieselau (château d'Oberzwieselau) ;
  • domaine de Buchenau (château de Buchenau) ;
  • domaine de Landsasse d'Oberanzenberg près de Kemnath ;
  • seigneurie de Neunußberg ;
  • seigneurie de Wettzell ;
  • seigneurie de Drachselsried ;
  • seigneurie de Thalersdorf ;
  • château d'Irlbach (anciennement Bray) ;
  • château de Steinburg (anciennement Bray) ;
  • château de Schambach (anciennement Bray) ;
  • palais Poschinger à Munich (Brienner Straße 23) ;
  • domaine de Riegsee près de Murnau (château de Neuegling) ;
  • domaine d'Ismaning (château d'Ismaning) ;
  • domaine de Zengermoos près de Munich ;
  • domaine de Karlshof ;
  • domaine de Theresienthal (villa Poschinger) ;
  • domaine d'Ahausen près de Landau an der Isar ;
  • château de Pullach près de Bad Aibling ;
  • château de Rabenstein ;
  • domaine d'Unterbreitenau près de Bischofsmais ;
  • villa Poschinger à Starnberg.

Membres notables

Johann Michael II von Poschinger
  • Benedikt von Poschinger (1785-1856), entrepreneur et homme politique bavarois (député à l'assemblée des états)[17] ;
  • Johann Michael II von Poschinger (1794-1863), entrepreneur et homme politique bavarois (député) ;
  • Richard von Poschinger (1839-1915), peintre bavarois ;
  • Wilhelm von Poschinger (1839-1895), entrepreneur et propriétaire terrien bavarois ;
  • Ludwig von Poschinger (1844-1917), général de cavalerie bavarois ;
  • Georg Benedikt II von Poschinger (1845-1900), entrepreneur et homme politique bavarois (conseiller de la Couronne) ;
  • Heinrich von Poschinger (1845-1911), écrivain et historien, biographe de Bismarck ;
  • Henriette von Poschinger (1845-1903), créatrice verrière bavaroise ;
  • Wilhelm von Poschinger (1864-1921), général de brigade bavarois ;
  • Eduard Poschinger von Frauenau (1869-1942), officier, industriel et homme politique bavarois (conseiller de la Couronne) ;
  • Hans von Poschinger (1892-1951), propriétaire terrien et industriel bavarois, également peintre ;
  • Egon von Poschinger (1894-1977), propriétaire terrien et industriel bavarois, également peintre ;
  • Günther von Poschinger (1898-1958), entomologiste auquel le carabe Carabus poschingerianus doit son nom ;
  • Hippolyt Poschinger von Frauenau (1908-1990), industriel, forestier et homme politique bavarois (président du Sénat de Bavière) ;
  • Adalbert von Poschinger-Bray (1912-2001), entrepreneur, économiste et homme politique allemand.

Toponymie et hommages

Une Poschingerstraße existe à Frauenau ainsi qu'à Drachselsried, Deggendorf, Ismaning et Murnau. À Munich se trouve également une Poschingerstraße nommée en 1906 en l'honneur de Johann Michael III von Poschinger ; l'écrivain Thomas Mann y résidait au no 1. La Poschingerstraße de Berlin fut nommée en 1908 en hommage à Heinrich von Poschinger et la rue homonyme de Salzbourg en 1903 en l'honneur de Wilhelm von Poschinger. Il existe en outre un étang dit Poschinger Weiher dans les prairies septentrionales de l'Isar, près de Munich.

Notes et références

Voir aussi

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