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Mérion à épaulettes

espèce d'oiseaux From Wikipedia, the free encyclopedia

Malurus alboscapulatus

Faits en bref Règne, Embranchement ...
Malurus alboscapulatus
Description de cette image, également commentée ci-après
Mérion à épaulettes
Classification COI
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Classe Aves
Ordre Passeriformes
Famille Maluridae
Genre Malurus

Espèce

Malurus alboscapulatus
Meyer, 1874

Statut de conservation UICN

( LC )( LC )
LC  : Préoccupation mineure

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Le Mérion à épaulettes (Malurus alboscapulatus) est une espèce de passereaux de la famille des Maluridae appartenant au genre Malurus. Cette espèce est endémique de l'île de Nouvelle-Guinée, où on la retrouve dans les forêts montagneuses des zones tropicales et subtropicales. Il s'agit d'une espèce classée par l'Union internationale pour la conservation de la nature comme étant de préoccupation mineure.

Taxonomie et systématique

Le Mérion à épaulettes a été décrit pour la première fois par le naturaliste allemand Adolf Bernhard Meyer en 1874[1],[2]. C'est l'une des onze espèces du genre Malurus et est le plus étroitement lié aux espèces australiennes, comme le Mérion à dos roux ou le Mérion leucoptère, avec lesquels il constitue un clade phylogénétique[1],[2]. Ces trois espèces ont été appelées mérions bicolores par l'ornithologue Richard Schodde, et se distinguent par leur absence de motifs de tête et de touffes d'oreilles, et leur plumage uniforme noir ou bleu avec une couleur contrastante des épaules ou des ailes[3]. Ils se placent géographiquement dans le nord de l'Australie et en Nouvelle-Guinée[3].

Son nom d'espèce est dérivé des mots latins albus « blanc » et scapulae « omoplates »[4].

La description

Le Mérion à épaulettes est une espèce de passereau de petite taille, d'une longueur avec la queue de 10 à 13,5 cm faisant pour cette famille d'oiseau l'un des plus petits de Nouvelle-Guinée. Il est à peu près du même gabarit que son cousin membre du même genre et habitant aussi la Nouvelle-Guinée le Mérion de Campbell faisant entre 11 et 12 cm de long[5]. Le mâle adulte est tout noir brillant à l'exception de ses épaules blanches (scapulaires), mais contrairement aux Mérions australiens plus connus, il n'y a pas de plumage mâle éclipsé[6]. La queue est plus courte que celle des autres mérions[6]. Le bec est noir et les pattes et les yeux sont noirs ou brun foncé[7]. Les femelles de Malurus alboscapulatus alboscapulatus et Malurus alboscapulatus naimii portent un plumage pie, avec les parties supérieures noires contrastant avec les épaules et les parties inférieures blanches, touffes blanches sur les scapulaires, cercle oculaire étroit blanc-brun avec des fragments blancs, parties inférieures blanches mouchetées de noir[6]. Les femelles des autres sous-espèces sont noires et ressemblent au mâle mais ont les ailes plus brunes, avec une calotte gris-brun, sans touffes blanches sur les scapulaires et des parties inférieures blanc crème[5].

Sous-espèce

Malurus alboscapulatus nairnii dans la péninsule de Doberai.

Seuls six sous-espèces isolées géographiquement sont actuellement reconnues[8]. Elles se différencient uniquement par les différences de plumage des femelles, car les mâles des six espèces sont indiscernables[7].

Liste des sous-espèces[9] :

  • M. a. alboscapulatus - Meyer, 1874 : La sous-espèce nominale, on la trouve sur la péninsule de Bird's Head (nord-ouest de la Nouvelle-Guinée)
  • M. a. aida - Hartert, 1930 : Trouvé dans le nord-ouest et le centre-nord de la Nouvelle-Guinée
  • M. a. lorentzi - van Oort, 1909 : Initialement décrit comme une espèce distincte. Trouvé dans l'ouest et le sud de la Nouvelle-Guinée
  • M. a. kutubu - Schodde & Hitchcock, 1968 : Trouvé dans les hautes terres du centre-sud de la Nouvelle-Guinée
  • M. a. moretoni - De Vis, 1892 : Initialement décrit comme une espèce distincte. Trouvé dans le sud-est de la Nouvelle-Guinée
  • M. a. naimii - d'Albertis, 1875 : Décrit à l'origine comme une espèce distincte. Trouvé dans l'est de la Nouvelle-Guinée

Distribution et habitat

On retrouve le Mérion à épaulettes de la péninsule de Doberai jusqu'au sud de la Papouasie-Nouvelle-Guinée[5], le long de la chaîne Centrale notamment au niveau du lac Kutubu et sur les monts Adelbert, mais aussi plus au sud dans les savane et prairies du Trans-Fly et plus au nord le long des fleuves Sepik et Ramu et le long de la Baie de l'Astrolabe[5]. Des observations ont aussi été faites sur l'île de Nouvelle-Bretagne et les îles d'Entrecasteaux sur l'île Normanby ainsi que sur les îles Trobriand[9]. Les habitats que fréquentent le Mérion à épaulettes sont les zones défrichées des basses terres, prairies, les jardins et les plantations de canne à sucre[10]. Il fréquente les fourrés et les prairies, les lisières de forêts, les jardins, les marais et les clairières, jusqu’à 2 750 mètres d’altitude. On l’observe en couples ou en petits groupes de huit individus maximum. Il se tient assez près du sol et se nourrit la queue relevée[5].

Reproduction

Chez les Mérion à épaulettes la reproduction a lieu toute l'année. Toutefois, un pic de reproduction semble se produire entre janvier et mars qui semble être du à période de fortes précipitations arrivant par la suite. Les nids sont placés bas dans les herbes ou les arbustes, généralement à moins de 0,5 m du sol, et sont en forme de dôme et composés d'herbe sèche et de toiles d'araignée comme on le retrouve chez d'autres espèces proches comme le Mérion empereur. La femelle pond entre deux et trois œufs. Les œufs de la sous espèce M. a. moretoni sont de couleur crème avec des mouchetures rougeâtres concentrées à une extrémité[11].

Chant

Le chant du Mérion à épaulettes se compose d'une série rapide de gazouillis et de pépiements et durant plusieurs secondes, les cris sont des gazouillis courts et sec[5],[12],[13].

Notes et références

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