Marcel Régis

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Élection3 mai 1936
CirconscriptionAlger
Groupe politiqueSOC
Marcel Régis
Illustration.
Marcel Régis, député SFIO d'Alger, en 1936.
Fonctions
Député français

(5 ans, 11 mois et 30 jours)
Élection 3 mai 1936
Circonscription Alger
Législature XVIe (Troisième République)
Groupe politique SOC
Prédécesseur Circonscription créée
Successeur Circonscription supprimée
Biographie
Nom de naissance Marcel André Régis
Date de naissance
Lieu de naissance Orléansville
Date de décès (à 94 ans)
Lieu de décès Montpellier
Nationalité Française
Parti politique SFIO
Profession Journaliste

Marcel Régis, né le à Orléansville, aujourd'hui Chlef (Algérie) et mort le à Montpellier, est un journaliste et homme politique socialiste français.

Député socialiste et antiraciste

Fonctionnaire des contributions directes et du cadastre, membre de la SFIO, il est député d'Alger de 1936 à 1940[1]. Militant antiraciste au sein de la LICA, dont il est un des vice-présidents, il déclare, lors d'un meeting en 1936, ignorer les religions et les races car « pratique le culte de la fraternisation humaine »[2]. Rédacteur au Droit de Vivre, il proclame, à la suite de la Nuit de Cristal, que « le racisme et l'antisémitisme n'ont plus le droit de citer en Afrique du Nord (…) La France est toujours celle de 1791 ». En 1939, il participe à plusieurs meeting antiracistes dont la grande réunion du , au Cirque d'Hiver durant laquelle il déclare : « Ici, c'est la France de 1789 et elle dit au fascisme : on ne passe pas »[2].

Collaborationniste

Le , il vote les pleins pouvoirs au maréchal Pétain et déclare au cours du même mois, à propos de Léon Blum dont il avait été proche : « Quand ce Juif sera à la morgue, il sera au seul logis qui convient »[2]. Sous l'Occupation, il écrit plusieurs articles dans L'Effort[2].

Il est exclu de la SFIO en 1944.

Notes et références

Sources

Liens externes

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