Mario Giampaoli
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Mario Giampaoli, né le à Bovolone et mort entre 1943 et 1944, est un journaliste et homme politique italien.
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Militant Syndicaliste révolutionnaire et antimilitariste proche de Filippo Corridoni puis interventionniste durant la Première Guerre mondiale, il participe à la fondation des Faisceaux italiens de combat en 1919 comme membre du premier Comité exécutif et devient par la suite une des figures de proue du fascisme à Milan.
Biographie
Le militantisme syndicaliste révolutionnaire
Né à Bovolone, dans la province de Vérone, en , de Vittorio et Rachele Bernasconi, le jeune Mario Giampaoli fréquenta une école technique jusqu'en troisième année sans obtenir de diplôme, puis, en 1912, s'installa à Milan où il travailla d'abord comme apprenti aux Officine meccaniche, puis comme télégraphiste pour l'Unione Sindacale italiana[1].
Influencé par Filippo Corridoni, il commença à fréquenter les milieux révolutionnaires milanais et rejoignit la Fédération de la jeunesse syndicaliste révolutionnaire (Federazione giovanile sindacalista rivoluzionaria)[1]. Il fut arrêté une première fois dans la nuit du 26 au , surpris avec un groupe en train d'afficher des affiches « en faveur de [James] Ettor et [Arturo] Giovannitti », deux dirigeants syndicalistes d'origine italienne emprisonnés aux États-Unis à la suite de la grève du textile à Lawrence[1].
Giampaoli s'engagea également dans la campagne antimilitariste, aux côtés d'autres syndicalistes révolutionnaires, et fut de nouveau dénoncé aux autorités judiciaires pour un article sur ce thème, dédié à l'anarchiste Antonio Moroni, paru le dans le journal des jeunes syndicalistes révolutionnaires, La Gioventù Socialista[1]. Il fut ensuite de nouveau dénoncé pour avoir été surpris, dans la nuit du 1er au , en train de distribuer des tracts contenant une violente attaque contre les « compagnies disciplinaires » (compagnie di disciplina)[1]. Le de la même année, Giampaoli fut reconnu coupable d'un délit grave : il avait été arrêté pour complicité de vol commis le contre une femme âgée. Il purgea huit mois de prison et fut libéré le [1].
L'interventionnisme durant la Grande guerre de 1914
Il reprit immédiatement son militantisme, remplaçant Corridoni comme secrétaire du Club des jeunes syndicalistes milanais (Circolo giovanile sindacalista milanese)[1]. Lors du congrès de l'Unione Sindacale italiana (USI) à Parme, à la mi-, il soutint l'initiative des groupes liés à Alceste de Ambris de séparer la composante syndicaliste révolutionnaire (qui avait adopté des positions interventionnistes) de la composante anarchiste et neutraliste dirigée par Armando Borghi[1]. Le , Giampaoli proposa et fit voter par le Club des jeunes syndicalistes milanais la première motion en faveur d'une intervention par une organisation révolutionnaire ; enfin, le , il quitta l'Italie pour s'engager dans la Légion des volontaires Garibaldi de Ricciotti Garibaldi, avec laquelle il combattit en décembre sur le front français dans l'Argonne[1].
Depuis la France, il apporta son soutien au journal de Mussolini Il Popolo d'Italia puis, de retour à Milan début , après l'entrée en guerre de l'Italie, s'engagea comme volontaire dans le bataillon cycliste et fut envoyé au front le [1]. Plus tard, mitrailleur sur des avions de chasse Caproni, il fut hospitalisé en pour des gelures aux mains et aux pieds, puis démobilisé en [1].
La fondation du fascisme à Piazza San Sepolcro
Après la guerre, il retourna au sein des cercles syndicalistes révolutionnaires interventionnistes et trouva un emploi de concierge au Popolo d'Italia, d'où il fut plus tard renvoyé, soupçonné d'avoir planifié un attentat contre Francesco Saverio Nitti, alors Premier ministre[1].

Le , il rejoignit le Comité exécutif provisoire du premier Fascio di Combattimento et, le suivant, participa, Piazza San Sepolcro, à la fondation du mouvement fasciste, où il fut élu membre du premier comité central des Faisceaux italiens de combat, avec Mussolini, Michele Bianchi, Ferruccio Vecchi, etc. Fidèle à ses origines syndicalistes révolutionnaires et à l'ouvriérisme Corridonien, il prit toujours soin de ne pas se confondre avec l'anti-ouvriérisme de certaines fascistes. Il eut l'occasion de le démontrer en , lorsque, face à la multiplication des associations antibolcheviques, il chercha à réaffirmer l'inspiration originelle des Fasci, qui, selon lui, ne devait pas être confondue avec les diverses organisations antibolcheviques d'origine bourgeoise, lesquelles « ne voient que l'ouvrier comme un ennemi et se dressent toujours contre lui »[1].

Publications
- 1919, Roma-Milano, Libreria del Littorio, 1928 ; AGA Editrice, 2020.