Marylène Patou-Mathis

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Marylène PatouVoir et modifier les données sur Wikidata
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Marylène Patou-Mathis
Marylène Patou-Mathis, lors de la Semaine de la science à Saint-Michel-sur-Orge en janvier 2016.
Fonction
Directrice de recherche au CNRS
Biographie
Naissance
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ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Marylène PatouVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Distinction
Prononciation

Marylène Patou-Mathis, née le à Paris, est une préhistorienne française, spécialiste des comportements des Néandertaliens et des San. Elle s'est interrogée sur les projections des préhistoriens sur les sociétés anciennes et questionne la place des femmes dans ces sociétés.

Marylène Patou-Mathis obtient une maîtrise de géologie à l’université Pierre-et-Marie-Curie (Paris VI), puis se spécialise en préhistoire avec un diplôme d'études approfondies (DEA) de géologie du Quaternaire, paléontologie humaine et préhistoire, à l'université Paris VI en 1981. Elle soutient sa thèse de doctorat en préhistoire, dans cette même université, en 1984[1],[2].

Avant d'entrer au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) en 1989, elle part vivre trois mois chez les San, chasseurs-cueilleurs du désert du Kalahari (Botswana).

Au cours de sa carrière, elle a travaillé sur le comportement de l'homme du Neandertal et s'est interrogée sur la place des femmes dans la Préhistoire[3]. Si les premières études du XIXe siècle le considèrent comme un être violent et au cerveau limité, les travaux de Marylène Patou-Mathis contribuent à changer l’image du Néandertalien, celui-ci utilisant des plantes médicinales, soignant des fractures et enterrant ses morts[4]. Elle déconstruit l'image de sociétés au paléolithique où les tâches seraient réparties selon le sexe de la personne et où les femmes auraient un statut inférieur à celui des hommes[5], en effet, ces postulats ne sont appuyés par aucune preuve archéologique[6].

Parcours académique

Au sein du département Préhistoire du Muséum national d'histoire naturelle (MNHN), elle a été la vice-présidente du conseil scientifique de 2011 à 2014[7]. Directrice, de 2013 à 2018, de l’équipe « Comportements des Néandertaliens et des Hommes anatomiquement modernes replacés dans leur contexte paléo-écologique » de l’UMR 7194 du CNRS[7], elle est, depuis , directrice adjointe de l’UMR 7194.

Autres fonctions

  • Organisation ou co-organisation de 15 rencontres internationales, en France (dont, en , le 11th International Conference of Archaeozoology - ICAZ) et à l’étranger[8]
  • Jusqu’en , gestion scientifique des collections ostéologiques (faunes actuelles et fossiles) du département de Préhistoire du MNHN[8]
  • Experte pour des prix de thèse, des dossiers ANR, de Referee (Research Grant application, Leakey Science Foundation)[8]
  • 2008-2009 : expert judiciaire, nommée par la 1re chambre du tribunal de Paris pour l’expertise du mobilier (matériel archéologique) de la grotte Chauvet (Ardèche)[8]
  • Commissaire d'expo, musée de l'Homme, 2018[4]
  • Responsabilités éditoriales : membre de comité éditorial de plusieurs revues internationales et nationales[8]

Publications

Ouvrages

Divers

  • Au temps des mammouths (exposition), avec Alain Foucault, préface d'Yves Coppens, 2004
  • La Préhistoire, DVD avec un livre de 79 p., 2008
  • Madame de Néandertal, journal intime, roman (avec Pascale Leroy), Nil, 2014
  • Marylène Patou-Mathis, « Non, les hommes n’ont pas toujours fait la guerre : Déconstruire le mythe d’une préhistoire sauvage et belliqueuse », Le Monde diplomatique, (lire en ligne)

Récompenses et distinctions

Notes et références

Voir aussi

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