Marylise Léon
dirigeante syndicale française (CFDT)
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Marylise Léon, née le au Mans (Sarthe), est une syndicaliste française, secrétaire générale de la CFDT depuis le [1].
| Secrétaire générale Confédération française démocratique du travail | |
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| Secrétaire générale adjointe (d) Confédération française démocratique du travail | |
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Biographie
Ses parents et grands-parents sont originaires de L'Hôpital-Camfrout (Finistère), bourgade à une vingtaine de kilomètres de Brest, dont son père sera élu maire lors de sa retraite.
Sa mère est secrétaire, comptable puis au foyer[2],[3]. Son père, ingénieur, a été gérant de la compagnie maritime BreizhGo Penn ar Bed[4], créée en 1992 à l'initiative du conseil général du Finistère pour la desserte des îles d'Ouessant, Molène et Sein via un contrat de service public, puis gérant d'un réseau de bus[2]. Sa profession conduit la famille à plusieurs déménagements. Marylise Léon suit sa scolarité au lycée Montesquieu du Mans[5] puis à l'université d'Angers, et à l'université de Créteil[6].
Titulaire d'un DESS de chimie, elle a été responsable de la sécurité environnementale pour un cabinet de conseil pendant plusieurs années[7].
Elle a ensuite travaillé en tant que formatrice et chargée d’études auprès des représentants du personnel sur les enjeux de conditions de travail, de santé, de sécurité et de risques technologiques[8].
À la suite de l’explosion de l'usine AZF de Toulouse, elle travaille à l’élargissement des prérogatives des représentants du personnel sur les enjeux de risques industriels et de protection de l’environnement (sites classés Seveso seuils hauts et bas).
Engagement syndical
Son parcours syndical a débuté à l'âge de 27 ans, en 2003, quand elle a décidé de travailler sur les conséquences et les suites de l’explosion de l’usine AZF, 31 morts, dont 29 salariés, avec les représentants du personnel CFDT[9].
En 2008, Marylise Léon prend un mandat à la Fédération chimie énergie-CFDT pour la prise en charge de la question des risques industriels majeurs, la prévention des maladies professionnelles et les négociations des conventions collectives de la branche papier-carton.
Elle se concentre, en plus des questions industrielles, sur la transition énergétique, numérique et les enjeux de responsabilité sociale des entreprises (RSE). À ce titre, elle soutient l’adoption de la loi sur le devoir de vigilance en 2017 et la défense d’une « co-détermination à la française ».
Lors du congrès de Marseille en 2014, elle est élue secrétaire nationale chargée des questions industrielles, dans la commission exécutive de la CFDT. Elle obtient le meilleur score des dix membres de la commission exécutive avec 99,17 % des voix[10].
Elle est élue secrétaire générale adjointe de la CFDT en 2018, puis réélue au bureau national en 2022 lors du congrès de Lyon avec 97,35 % des voix exprimées[11]. Elle est responsable de la coordination de la politique d’action revendicative, de la politique de l’emploi et de la sécurisation des parcours, des relations intersyndicales et des relations extérieures (politique et mouvement associatif)[12].
Elle s’est particulièrement mobilisée dès 2019 contre la réforme de l'assurance chômage, qui a réduit les montants et la durée d’indemnisation des personnes privées d’emploi[13].
En , Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, annonce sa prochaine démission. Marylise Léon lui succède le [14], comme prévu, Laurent Berger ayant indiqué à la presse avoir proposé au bureau national qu'elle le remplace[15].
Publications
- Marylise Léon, S'engager, Paris, Flammarion, , 170 p. (ISBN 978-2-0804-8927-2)