Massacre de l'aéroport de Lod

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Le massacre de l'aéroport de Lod est un attentat terroriste qui a lieu le à Tel Aviv, en Israël, commis par l'Armée rouge japonaise (JRA) dans le cadre du conflit israélo-palestinien. Trois membres de la JRA, au nom du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), tuent 26 personnes et en blessent 80 autres à l'aéroport Lod de Tel Aviv (désormais aéroport international David Ben Gourion). Deux des assaillants meurent, tandis que le dernier survivant est capturé blessé.

Faits en bref Localisation, Coordonnées ...
Massacre de l'aéroport de Lod
Localisation Aéroport de Lod, Tel Aviv, Drapeau d’Israël Israël
Coordonnées 31° 59′ 42″ nord, 34° 53′ 39″ est
Date
Type Tuerie de masse
Morts 26 (et 2 terroristes)
Blessés 80
Participants 3
Organisations Armée rouge japonaise
Mouvance Terrorisme communiste
Géolocalisation sur la carte : Israël
(Voir situation sur carte : Israël)
Massacre de l'aéroport de Lod
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Contexte

Fusako Shigenobu, une ancienne militante de la Faction armée rouge, fonde au Liban en 1971 une nouvelle organisation, l'Armée rouge japonaise, qui opère depuis le Moyen-Orient[1].

Shigenobu fait notamment exfiltrer Kōzō Okamoto, membre de l'URA, vers le Proche Orient. Pris en main et formé pendant trois mois par les militants du FPLP à Baalbek, au Liban, il accepte de participer à une opération que lui propose Tsuyoshi Okudaira, le mari de Shigenobu. Après un périple en avion via l'Europe, ils doivent atterrir à l'aéroport de Lod, et tirer avec des armes automatiques dans la foule. Les terroristes n'auront aucune chance de s'échapper, aussi prévoient-ils de se suicider avant d'être pris ; ils pensent également à se mutiler le visage pour empêcher une identification trop rapide. La planification réelle a été traitée par Wadie Haddad, chef des opérations externes du FPLP, avec quelques aides d'Okamoto. Le troisième homme de l'opération est Yasuyuki Yasuda[2].

Attentat

Parce que la sécurité des aéroports était focalisée sur la possibilité d'une attaque palestinienne, l'utilisation de terroristes japonais a pris les gardes de sécurité par surprise.

Durant l'attaque, effectuée à l'aide de mitraillettes et de grenades, Okudaira est tué par une balle perdue. Yasuda est tué par l'explosion de sa propre grenade, semble-t-il involontairement. Okamoto tente de faire exploser sa dernière grenade sur un avion, mais le projectile reste inerte. Désarmé, Okamoto est poursuivi et neutralisé par un employé de la compagnie El Al[2].

Victimes

Une centaine de personnes sont conduites à l'hôpital, dont 70 dans un état critique. L'opération fait en tout vingt-six morts parmi les civils.

Parmi les morts se trouvèrent dix-sept pèlerins chrétiens de Porto Rico, un citoyen canadien et 8 Israéliens, dont le professeur Aharon Katzir, un biophysicien de renommée internationale[2], autorité au sein de la recherche nucléaire israélienne[3] (son frère, Ephraïm Katzir, sera élu président d'Israël l'année suivante).

Davantage d’informations Nationalité, Mort ...
NationalitéMort
Drapeau de Porto Rico Porto Rico17
Drapeau d’Israël Israël8
Drapeau du Canada Canada1
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Conséquences

Au niveau politique

Malgré la nationalité des terroristes, Israël, via son premier ministre Golda Meir, tient les pays arabes pour responsables du massacre. Le gouvernement japonais présente ses excuses aux gouvernements israélien et portoricain, et débloque plusieurs millions de dollars pour dédommager les victimes de l'attentat. Pour autant, le gouvernement israélien ne tient aucunement le Japon pour responsable[2].

Le Front populaire de libération de la Palestine revendique sa responsabilité dans l'attaque de Lod : « Cet attentat n'est qu'une étape dans la lutte des Palestiniens contre l'impérialisme. Il a eu lieu à la veille du cinquième anniversaire de la guerre des six jours. Le FPLP avertit les touristes qu'en se rendant en Israël, ils ne peuvent pas être considérés comme des victimes innocentes. Pour les Palestiniens, le simple choix, comme lieux de tourisme, de leurs territoires occupés, est un parti pris en faveur des Israéliens[4]. »

En France, le journal d’extrême droite Jeune nation solidariste publie glorifiant Kōzō Okamoto[5].

Procès d'Okamoto

Lors de son interrogatoire, sur la promesse qu'on lui donnerait une arme pour mettre fin à ses jours, Okamoto avoue son entière participation dans l'opération ; il ne donne pas pour autant son vrai nom. Ramené en cellule couvert de chaînes, afin d'éviter toute tentative de suicide, Okamoto espère la peine capitale au procès, afin de terminer sa mission. Mais les juges sont irrités par cette volonté, qui n'est pas liée à un quelconque sentiment de culpabilité : il est condamné à la prison à vie[2].

Okamoto déclare pendant son procès : « Quand j’étais enfant, on m’a dit que lorsque les gens mouraient, ils devenaient des étoiles… Nous, les trois soldats de l’Armée rouge, nous voulions devenir la constellation d’Orion à notre mort. Et cela m’apaise le cœur de penser que toutes les personnes que nous avons tuées deviendront elles aussi des étoiles dans le même ciel[6]. »

Notes et références

Bibliographie

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