Maurice Thiéfaine
personnalité politique française
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Maurice Thiéfaine, né le à Vervins dans l'Aisne et mort le à Nantes en Loire-Atlantique, est un homme politique français.
| Maurice Thiéfaine | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député français | |
| – (5 ans, 11 mois et 30 jours) |
|
| Élection | 3 mai 1936 |
| Circonscription | Loire-Inférieure |
| Législature | XVIe (Troisième République) |
| Groupe politique | SOC |
| Prédécesseur | Armand Duez |
| Successeur | Circonscription supprimée |
| Conseiller général de la Loire-Inférieure | |
| – (3 ans) |
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| Circonscription | Canton de Bouaye |
| Prédécesseur | Baptiste Jean Vigier |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Vervins |
| Date de décès | (à 84 ans) |
| Lieu de décès | Nantes |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | SFIO |
| Profession | Dessinateur industriel |
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Biographie
Famille
Il est le cadet des neuf enfants d'un ouvrier de filature et d'une lingère. Ses grands-pères étaient commis au bureau des hypothèques de Vervins et ouvrier[1]. Après avoir fréquenté le collège d'Avesnes, il commence une carrière de comptable à la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans[2]. Il s'engage volontairement en 1915, lors de la Première Guerre mondiale[2]. Blessé, il doit être amputé d'une jambe, au niveau de la cuisse[3].
Après à la guerre, en 1920, il s'installe dans la Loire-Inférieure. Il vit à Rezé, où il épouse Adrienne-Marie Crétin en 1920. Ils ont trois enfants, 1921, 1925 et 1929. En 1935, il devient dessinateur industriel, toujours pour le même employeur. Cette année-là, il divorce, et se remarie en 1936 avec Reine-Marie-Joseph Chevalier, également employée de la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans, avec laquelle il n'aura pas d'enfants[2].
Carrière politique
Devenu socialiste pendant la guerre, il est secrétaire de la section des mutilés et réformés de la section de la SFIO de Rezé. À partir de 1925, il collabore au journal Le travailleur de l'Ouest[3]. Il est élu conseiller municipal de Rezé en 1929, et devient adjoint au maire[4]. Le , il est battu par Armand Duez dans la 3e circonscription de Nantes, dans l'élection qui suit la mort d'Aristide Briand. En 1935, il est élu à Nantes et devient 6e adjoint au maire, chargé des travaux, de 1935 à 1941[4]. À ce titre, il joue un rôle important dans la construction du palais du Champ de Mars et dans la création du cimetière du pont du Cens[2].
Il devient député SFIO de la Loire-Inférieure de 1936 à 1940 (XVe législature de la IIIe République), battant Armand Duez au second tour dans la 3e circonscription de Nantes[3]. Il fait partie du groupe socialiste, est membre de la commission de l'administration communale et de celle des travaux publics et des transports[4]. Il vote pour la loi sur la semaine de 40 heures[2], et vote les pleins pouvoirs constituants à Philippe Pétain le [2].
Il occupe pendant une longue période le poste de secrétaire de la « section nantaise de la Fédération ouvrière et paysanne des anciens combattants et mutilés »[3]. Il devient franc-maçon le (loge Paix et Union Orient de Nantes)[2].
Décès
Il meurt le à Nantes et est enterré au cimetière de Savenay[1].