Maurice d'Hulst

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Élection
Réélection20 août 1893
CirconscriptionFinistère
LégislatureVe et VIe (Troisième République)
Maurice d'Hulst
Illustration.
Maurice Le Sage d'Hauteroche d'Hulst (1841-1896).
Fonctions
Député français

(4 ans et 8 mois)
Élection
Réélection 20 août 1893
Circonscription Finistère
Législature Ve et VIe (Troisième République)
Prédécesseur Charles-Émile Freppel
Successeur Hippolyte Gayraud
Biographie
Nom de naissance Maurice Le Sage d'Hauteroche d'Hulst
Date de naissance
Lieu de naissance Ancien 10e arrondissement de Paris
Date de décès (à 55 ans)
Lieu de décès 6e arrondissement de Paris
Nationalité Française

Image illustrative de l’article Maurice d'Hulst
Blason de la famille Le Sage d'Hauteroche d'Hulst.

Maurice Le Sage d'Hauteroche d'Hulst, né le à Paris et mort le à Paris, est un prélat, un auteur et un prédicateur catholique. Fondateur et premier recteur de l'Institut catholique de Paris, il fut aussi député du Finistère et prélat domestique du pape[1]. On le désigne souvent comme « Mgr d'Hulst ».

Après de brillantes études au collège Stanislas, Maurice d'Hulst entra au séminaire Saint-Sulpice et termina ses études à Rome, où il fut reçu docteur en théologie. À son retour, il travailla quelque temps comme vicaire dans la paroisse populaire de Saint-Ambroise. Pendant la guerre de 1870, il servit comme aumônier, engagé volontaire. En 1873, le cardinal Guibert l'appela pour participer à l'administration du diocèse, mais il fut surtout occupé par la fondation et l'organisation de l'université catholique libre, que les évêques avaient ouverte à Paris après le vote de la loi du , accordant la liberté à l'enseignement supérieur. Il en devint recteur en 1880 et accéda à la prélature domestique grâce au pape Léon XIII l'année suivante[2]. Pendant quinze ans, il se consacra à son développement dans tous les domaines d'études ; soucieux de son orthodoxie, il n'en avait pas moins le souci de la mettre en accord avec les besoins du progrès scientifique. En 1891, il succéda au père Monsabré dans la chaire de Notre-Dame de Paris et y prêcha les conférences de Carême six ans de suite, sur les bases de la morale chrétienne et du Décalogue. En 1892, il fut élu député du Finistère à la mort de Mgr Freppel. Bien que royaliste par tradition de famille, Mgr d'Hulst n'hésita pas à apporter son appui à la République quand le pape Léon XIII le demanda aux catholiques français. Outre tous ces travaux, il fut un directeur de conscience infatigable. Il mourut en pleine activité, à 55 ans, après une courte maladie, regretté de l'Église française tout entière.

Œuvres

Notes et références

Voir aussi

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