Max Viterbo
homme de lettres et dramaturge français
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Max Viterbo (1882-1952) est un dramaturge, metteur en scène, parolier, et journaliste français. Tout au long de carrière, il a dirigé de nombreux théâtres.
Biographie
Né le 8 mai 1882 à Alexandrie, et de confession juive, fils de David Viterbo et Régine Suarès, le jeune Max Fortuné Viterbo fait ses débuts à Paris, au rendez-vous du Cornet. En 1904, il devient rédacteur dans la revue Arts et sports. En 1906, il rachète le quotidien Fin de siècle et le transforme en journal des spectacles, le rebaptisant Le Nouveau Siècle[1].
Dans la foulée, il monte une série de revues-spectacles, entre autres au Bataclan[2], et au Moulin-Rouge dont il prend brièvement la direction en 1906 ; en janvier 1907, la pantomime Rêve d’Égypte, mise en scène par Georges Wague, avec entre autres à la scène Colette et Missy, fait scandale, Viterbo doit interrompre les représentations sur l'intervention du préfet Lépine[3]. En 1913, il dirige un nouveau lieu parisien, La Sirène, où se produit Montéhus[4]. Il collabore également au magazine Le Miroir.
En novembre 1917, il ouvre le Concert Damia, au 6 rue Fontaine, un lieu qui devient vite populaire[5].
Après la Première Guerre mondiale, il est le secrétaire et le directeur de nombreux théâtres, café-concerts, et music-halls parisiens dont La Cigale et La Chaumière[6].
En juin 1919, il épouse Germaine Gragnon[7].
Au début des années 1920, il dirige le bimensuel de spectacles Paris qui chante, remplaçant Oscar Dufrenne[8]. En mai 1923, il lance la revue Arlequin[9], basée au 42 rue Fortuny, qui disparaît en avril 1924, et dans laquelle Blaise Cendrars aurait contribué[10]. En 1925, il fonde le café-concert La Fourmi[11].
Dans les années 1930, Viterbo écrit pour la scène théâtrale avec la complicité d'Alfred Gragnon, son beau-frère, avec lequel il est en collaboration depuis 1917. Dans une série d'articles publiés dans Je suis partout à partir du 15 avril 1938, Lucien Rebatet dénonce la présence des juifs dans l'industrie du spectacle et cite Viterbo, alors directeur du théâtre des Capucines[12].
En 1941, il s'exile à Nice, où il tente de fonder plusieurs journaux en lien avec la Résistance puis revient à Paris. Le 30 juillet 1942, il est arrêté et transféré au camp de transit de Beaune-la-Rolande[13]. Déporté à Auschwitz, libéré en janvier 1945, il fait partie des rares survivants[14].
Il reprend son activité de dramaturge : en 1949, C’est moi qui ai tué le comte, écrit avec Marcel Dubois d’après Alec Coppel, et mise en scène par Raymond Maurel, est créé au théâtre de l’Humour ; il écrit également des pièces radiophoniques.
Max Viterbo meurt le 3 novembre 1952 à Paris (17e arrondissement)[15] et est inhumé au cimetière du Montparnasse[16].
Écrits publiés
- Contes en mosaïque, avec Jules Moy, Paris, Ollendorff, 1910.
- Justice et police, Paris, Société parisienne d'imprimerie, 1919.
- Quelques chansons d'aventures de Max Viterbo, Paris, 1936.
- Quatre nouvelles policières d'après Joë Bridge, Paris, Éditions Pensée et musique, 28 rue Fortuny, 1947.
Édition
- Le Sonnet d'André Ibels, Paris, Max Viterbo, 58 rue du Rocher, 1916.
- Natacha, chanson russe. Paroles de Nazelles. Chant et piano d'André Mauprey, Paris, Max Viterbo ; En dépôt chez Labbé, 1925.
Partitions
- Les deux Saisons ! Valse chantée, musique d'Émile Rousseau, 1906.
- Couplets et rondeaux chantés dans : As tu vu mon nu ? revue en 3 tableaux, revue aux Ambassadeurs, 1908.
- L'Album des baisers, musique de Gustave Goublier, 1913.
- Les gueuses, musique de Vincent Scotto, 1922.
- Les Buttes Chaumont, avec Joris d'Hanswyck, 1924.
- Je m'ennuie, 1933.
- Une Chanson et Toutou, musique d'Hippolyte Ackermans, 1934.