Maître de Marguerite d'York

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Période d'activité
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Lieu de travail
Maître de Marguerite d'York
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Mécène
Influencé par

Le Maître de Marguerite d'York est un maître anonyme enlumineur actif à Bruges des années 1470 à 1480. Il doit son nom à un livre de dévotion qu'il a décoré pour Marguerite d'York, épouse du duc Charles le Téméraire. Les livres enluminés de sa main encore conservés sont pour un grand nombre d'entre eux exécutés pour Louis de Gruuthuse. Plusieurs manuscrits sont aussi attribués à de proches collaborateurs.

Le Livre de l'âme contemplative, livre destiné à Marguerite d'York, Bibliothèque royale de Belgique.

Le style de ce maître anonyme a été caractérisé pour la première fois par l'historien de l'art allemand Friedrich Winkler en 1925. Il s'agit sans doute d'un enlumineur installé à Bruges. Bien que son nom soit lié à la duchesse de Bourgogne et comtesse de Flandre, il a en réalité travaillé beaucoup plus pour le seigneur Louis de Gruuthuse pour qui il a peint une quinzaine de manuscrits. Il s'agit essentiellement de textes profanes, de traductions de l'antiquité ou de vies de saints. L'enlumineur devait être très proche de son commanditaire, car il réalise à cinq reprises son portrait ou celui de sa famille. A tel point qu'un autre historien de l'art, Ottokar Smital, a préféré le nommer Maître de Louis de Bruges. Il a aussi répondu à des commandes d'Antoine bâtard de Bourgogne[1],[2].

Le style du maître varie et son application aussi en fonction du sujet de la miniature, mais aussi en fonction de l'importance de l'ouvrage commandé. Ainsi, les personnages sont plus ou moins détaillés en fonction de leur importance dans l'histoire, certains se limitant à de simples ébauches. Les paysages et les décors sont généralement peu détaillés et sans soucis de vraisemblance. À l'inverse, il met en valeur l'action évoquée par le texte et les personnages principaux par des visages incarnés et expressifs. Son style rappelle souvent celui de Liévin van Lathem. Il travaillait sans doute avec un atelier, confiant les décors et autres éléments de moindre importance à des collaborateurs[1].

Cette production est tellement abondante et variée que les historiens tendent à en attribuer une partie à son atelier et parviennent à distinguer certains artistes comme le Maître du Fitzwilliam 268, au style plus tendu et agité, le Maître de la Genealogia Deorum de Bruges, au style plus lâche, le Maître du Jardin de vertueuse consolation ou encore le Maître de la Vie de sainte Colette de Gand[1],[2]. Son style a aussi été rapproché de celui du Maître des Traités de morale qu'il a influencé[3].

Œuvres attribuées

Voir aussi

Notes et références

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