Menzan Zuihō
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Ueki, Kyushu, Japon
Menzan Zuihō (面山瑞方, 1683–1769) était un moine et érudit japonais du zen Sōtō. Il fut abbé des temples Zenjo-ji et Kuin-ji, actifs pendant la période Tokugawa. C'est essentiellement lui qui a fait de Dôgen (1250-1253) la source de l'orthodoxie de l'école Sōtō.
Né à Ueki (Kyushu), Menzan a étudié auprès de Manzan Dôhaku (1635-1715)[1]. Il fut le penseur du zen Sōtō le plus influent de son temps, et tant son œuvre que son activité marquent aujourd'hui encore l'étude et la pratique du zen Sōtō[2]. La formation de Menzan relève du mouvement de retour aux sources historiques originales pour revitaliser le Zen (復古fukko, «retour à l'ancien»), en particulier un nouvel intérêt pour les œuvres de Dōgen Zenji.
En effet, avant Menzan, les œuvres de Dōgen étaient peu étudiées ou mises en pratique. Menzan a utilisé Dōgen pour promouvoir une réforme de l'école Sōtō, qui comprenait la réforme des règles monastiques et la pratique de zazen. Grâce à ses efforts, les études sur Dōgen occupent désormais une place centrale dans la pensée du zen Sōtō[3]. Menzan préconisait l'utilisation de l'ancien système de salle de vie commune pour les moines (sōdō), comme au temps de la dynastie des Song[3].
Œuvre
Menzan fut un maître extrêmement prolifique. On lui doit plus d'une centaine de titres sur les règles monastiques, les préceptes, l'ordination, la transmission du dharma et la philologie[1],[3],[4]. Menzan a également donné de nombreuses conférences publiques, et enseigné aux laïcs la pratique de la méditation.
L'une de ses œuvres les plus célèbres, le Jijuyu Zanmai (« Samadhi du Bouddha ») est destinée aux laïcs et se concentre sur les enseignements de Dōgen[5], mais il reste principalement connu pour son Shôbôgenzô shôtenroku, un commentaire encyclopédique en onze rouleaux du Shôbôgenzô de Dôgen[1].