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Mercier (Québec)

ville en Montérégie au Québec (Canada) From Wikipedia, the free encyclopedia

Mercier (anciennement Sainte-Philomène) est une ville du sud-ouest du Québec, au Canada, située dans la municipalité régionale de comté de Roussillon en Montérégie[1]. Lors du recensement canadien de 2021, il y est dénombré une population de 14 626 habitants.

Faits en bref Administration, Pays ...
Mercier
Sainte-Philomène
Mercier (Québec)
La rue de l'Église, près de l'intersection avec la route 138.
Blason de Mercier
Logo.
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau du Québec Québec
Région Montérégie
Subdivision régionale Roussillon
Statut municipal Ville
Mairesse
Mandat
Lise Michaud
(2025-2029)
Code postal J6R
Constitution 1er juillet 1855
Démographie
Gentilé Mercierois et Mercieroise
Population 14 626 hab. ()
Densité 318 hab./km2
Code géographique 2467045
Géographie
Coordonnées 45° 19′ nord, 73° 45′ ouest
Superficie 4 595 ha = 45,95 km2
Divers
Fuseau horaire -5
Indicatif +1-450
Localisation
Dans la MRC : Roussillon.
Liens
Site web www.ville.mercier.qc.ca
Fermer

Histoire

La maison Sauvageau-Sweeny.

Autrefois nommée Sainte-Philomène, cette localité changea son nom en 1968 dans le but de rendre hommage à l'ancien premier ministre du Québec Honoré Mercier, qui servit de 1887 à 1891[2]. Le changement de nom est également dû à la proximité avec le pont Honoré-Mercier et vise aussi à doter la ville d'un nom plus commercialisable et moins déplaisant en anglais.

De plus, le culte voué à sainte Philomène était de plus en plus incertain et avait survécu grâce à la dévotion dont il était entouré au XIXe siècle. Cette dernière raison précipita la décision de changer le nom de la ville.

Avant 1855, la paroisse était connue sous le nom de Sainte-Philomène-de-Châteauguay. En 1855, la paroisse devient autonome et acquiert un statut de municipalité en se dissociant de Châteauguay. Un peu plus d'un siècle plus tard, le , la municipalité devient officiellement une ville.

Fait à noter, un premier conseil municipal a été constitué à Sainte-Philomène en 1845 et a siégé, conformément à la loi, pour deux ans dont le premier maire était Antoine Couillard (1845-1846).

Géographie

La rivière Châteauguay délimite l'ouest de la municipalité en coulant vers le nord-est. La rivière de l'Esturgeon, un affluent de la rivière Châteauguay, traverse le sud-ouest en coulant vers le sud-ouest.

Municipalités limitrophes

Démographie

Évolution démographique
1991199620012006 20112016 2021
8 2279 0599 44210 12111 58413 11514 626
Source : Statistique Canada

Administration

Depuis le changement de nom de la municipalité en 1968, la ville a été dirigée par sept maires.

  • Dieudonné Constantineau (1961-1969)
  • Roger Tougas (1969-1985)
  • Jocelyn Lazure (1985-1993)
  • Alain Desjardins (1993-2001)
Davantage d’informations Élection, Maire ...
Ville Mercier
Élection Maire Qualité Résultat
2001 Jean-Luc Colpron n/d
2005 Jacques Lambert Voir
2009 Voir
2013 Lise Michaud Voir
2017 Voir
2021 Voir
2025 Voir
Élection partielle en italique
Depuis 2005, les élections sont simultanées dans toutes les municipalités québécoises.
Fermer

En 2007, l'administration municipale a mis en ligne son nouveau site web[3].

Éducation

Quatre écoles sont situées à Mercier et sont administrées par le Centre de services scolaire des Grandes-Seigneuries (anciennement la Commission scolaire des Grandes-Seigneuries) :

  • École secondaire Bonnier (1re à 3e secondaire) ;
  • École primaire des Bons-Vents ;
  • École primaire Saint-Joseph ;
  • École primaire Saint-René.

Les lagunes de Mercier

Mercier fut et demeure encore le site d'une des plus grandes contaminations de nappe phréatique en Amérique du Nord. Cette contamination commença en 1968 lorsque le gouvernement du Québec autorisa l'implantation d'un lieu d'enfouissement d'huiles lourdes sur le site d'une ancienne sablière situé au sud de la municipalité, site qui sera surnommé « les lagunes ». Cet emmagasinage de déchets industriels perdure jusqu'en 1972 et a représenté 170 000 m3 de produits, soit l’équivalent de plus de 45 piscines olympiques[4]. La situation n'a fait qu'empirer, en 1973, lorsque le gouvernement de Robert Bourassa autorisa l'installation temporaire (initialement trois mois) d'un incinérateur de déchets organiques. L'incinérateur est en réalité toujours présent à ce jour. En 1981, une étude du ministère de l'Environnement du Québec permet de déterminer que les lieux contaminés s'étendent sur Mercier et sur les villes voisines de Sainte-Martine, Saint-Isidore et Saint-Urbain-Premier[5], et ce, sur une étendue d'environ 30 km2. Pour éviter toute contamination de l'eau, le gouvernement provincial ordonne en 1972 la construction d'un réseau d'aqueduc desservant la majorité de la municipalité – les puits artésiens du secteur ne pouvant plus être utilisés[6] – et ordonne à la ville de Châteauguay d'alimenter en eau potable sa voisine Mercier via son réseau d'aqueduc existant[7]. En 1974 et 1976, le réseau est étendu aux municipalités de Sainte-Martine, Saint-Isidore et Saint-Urbain-Premier[8].

Notes et références

Annexes

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