Il entre en service le , comme soldat au régiment de Choiseul dragons, sert en Allemagne de 1758 à 1762, et il est nommé fourrier le . Il est blessé de deux coups de sabre à la bataille de Nauheim le , et il devient maréchal des logis le . Fourrier au régiment de Custines dragons en 1768, il passe porte-guidon le , et il est réformé le .
Il est promu général de brigade provisoire le , par les représentants du peuple près de l'armée du Rhin, et il est chargé de la défense de Fort-Vauban (alias Fort-Louis) le suivant. Le fort est assiégé par les troupes autrichiennes du grand-duché de Hesse, bavaroises et d'émigrés français menés par le prince de Condé. Après un mois de siège, il doit capituler et est fait prisonnier le . Échangé, il rentre en France le , réformé, puis mis à la retraite.
Son épouse, née Sophie-Henriette Cohonset (1772-1850), a occupé les fonctions de Dame de la maison de la Légion d'honneur à Écouen, et de première dame de l’Impératrice Marie-Louise de 1810 à 1814. Elle a publié plusieurs ouvrages d'un grand intérêt historique:
Mes souvenirs sur Napoléon, sa famille et sa Cour (1819)
Mémoires sur Napoléon, l'impératrice Marie-Louise et la Cour des Tuileries, avec des notes critiques faites par le prisonnier de Sainte-Hélène (1828)
Mémoires sur l'impératrice Joséphine, ses contemporains, la Cour de Navarre et de La Malmaison (3 volumes, 1828)
Mémoires sur Napoléon et Marie-Louise, 1810-1814 (1886)
Léon Hennet, Etat militaire de France pour l’année 1793, Siège de la société, Paris, , p.268.
Georges Six, Dictionnaire biographique des généraux & amiraux français de la Révolution et de l'Empire (1792-1814), Paris: Librairie G. Saffroy, 1934, 2 vol., p.409