La Mishpat Ivri, en son sens universitaire, étudie à la fois la géographie, la littérature et l'étendue historique de la Halakha. Cette étude tend à exclure autant que possible l'application de la Halakha dans le droit civil moderne dans les domaines où celle-ci répond à une approche trop surannée, trop archaïque. Elle est exclue alors, par exemple, du droit pénal (en matière criminelle) ou, plus de façon surprenante, sur certains aspects, du droit religieux.
A contrario, parmi les domaines que recouvre la Mishpat Ivri, se retrouve : les droits de propriété (prévoyant alors autant l'usus, le fructus et l'abusus), les délits, le droit public, le droit international, la responsabilité civile ou encore le copyright.
En dehors du judaïsme rabbinique classique, tous les sujets de la Mishpat Ivri sont pensées sous l'égide de la Halakha, en son sens de loi juive en général.
Les auteurs universitaires de la Mishpat Ivri adoptent généralement une méthodologie basée sur le positivisme juridique. Parmi les auteurs les plus notables, on retrouve Menachem Elon, professeur de droit à l'université hébraïque de Jérusalem, qui adopte ladite approche du positivisme juridique dans son étude de 1994. Si cette approche positive du droit s'avère très utile en matière de droit comparé, elle n'en est pas moins remise en cause par d'autres auteurs tels que Hanina Ben-Menahem ou Bernard Jackson.
Aujourd'hui, la Mishpat Ivri est de moins en moins utilisée en droit positif israélien, étant un système juridique de common law puisque fondé sur les droits britannique et ottoman. Cependant, dans une certaine volonté de promouvoir la Loi juive, un mouvement défenseur de la Mishpat Ivri s'est développé et a permis à l'étude de gagner ses lettres de noblesse.