Miss Helyett (opérette)

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Affiche lithographiée (1890) de Paul Maurou.

Miss Helyett[1] est une opérette en 3 actes de Maxime Boucheron et Edmond Audran créée et représentée pour la première fois le aux Bouffes-Parisiens avec dans le rôle-titre Biana (Bibiane Augustine) Duhamel.

Onzième fille de pasteur américain promise à un négociant de Chicago, Miss Helyett Smithson distribue ses brochures de propagande et suit ses principes austères exprimés ainsi :

Le maître qui d'En-Haut / Fait trembler la nature
Dit à la créature / « Femme, point il ne faut...
...Au genre masculin / rien montrer de ses charmes
Qui font... prendre les armes / au perfide malin.
Au conjugal devoir / réservant leur personne
À l'époux le ciel donne / seul le droit de tout voir. »

Elle est fiancée au jeune James Richter, mais ne l'aime pas spécialement. Avec sa famille, elle part en villégiature au Casino-Hôtel d'une ville d'eaux, Bagnère des Pyrénées, où séjournent également artistes, épicuriens et danseurs. Elle y admire le jeune peintre français Paul Landrin, dont la spécialité... est le nu. Bien qu'il ignore ce sentiment, elle l'amuse et le charme par sa grâce à peine éclose. Alors qu'elle se promène seule en montagne comme chaque jour, elle chute dans un ravin. Retenue de justesse par une branche accrochée à son jupon et s'évanouissant, elle est sauvée par un passant à qui sont dévoilés les dessous de la prude jeune femme. Il en profite pour prendre un croquis de ce « superbe point de vue », puis s'éloigne sans chercher à connaître ses traits. Mais qui est-ce ?

Revenue à elle et ignorant que le peintre est son sauveur, elle jure de ne pas avoir d'autre mari que cet inconnu, pas parce qu'il lui a sauvé la vie, mais parce qu'il a vu ce qu'il ne devait pas voir. Avec son père, elle tente de le découvrir. Après maints quiproquos, la pièce s'achève par la scène charmante où, alors qu'elle s'apprête à repartir chez elle sans avoir résolu son mystère, elle vient dire adieu à Paul, qui lui demande l'autorisation de faire son portrait pour le garder en souvenir. Mais quand il prend son carnet, il lui glisse des doigts ; elle se précipite pour le ramasser et y découvre le croquis sur la montagne. Il ne leur reste plus qu'à se marier et avoir beaucoup d'enfants[2],[3].

Affiche de 1890

Distribution

  • Biana Duhamel : Miss Helyett Smithson
  • Montrouge : le pasteur Smithson
  • Jannin : James Richter
  • Albert-Alexandre Piccaluga : Paul Landrin
  • Fernand Tauffenberger : Puycardas
  • Saint-Laurent : Manuela
  • Marguerite Macé-Montrouge : la señora Fernandez
  • Désiré : Paul Bacarel, ami du peintre

Fiche technique

Accueil

Après sa création aux Bouffes-Parisiens le , le spectacle connut 400 représentations[4]. Il provoqua grand vacarme et publicité tapageuse à la fin de ce XIXe siècle puritain. Il y est question de postérieur, arlésienne dont il est question trois actes durant sans qu'il ne soit vu au naturel sur scène. Elle participa à rendre son actrice principale célèbre ; parmi ses nombreux admirateurs du public se trouvait le baron Albert de L'Espée, qui deviendra un temps son amant[3].

Adaptation

L'opérette a été adaptée au cinéma en 1933 par Hubert Bourlon et Jean Kemm, avec Josette Day dans le rôle principal de Miss Helyett[5].

Hommage

Références

Liens externes

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