Mistiriijo, la mangeuse d'âmes
From Wikipedia, the free encyclopedia
Mistiriijo, la mangeuse d'âmes est le deuxième roman de l'écrivaine camerounaise, Djaili Amal, paru en 2013, aux Editions Ifrikiya et rééditée en 2021 aux Éditions Proximité et en 2024 par les Éditions Valesse. Il traite de la question des violences infligées aux femmes âgées à l'époque coloniale, souvent traitées de sorcières. Il dénonce ainsi les violences faites aux femmes, le poids des traditions et l'exclusion sociale.
Paru en 2013, Mistiriijo la mangeuse d'âmes, est l'histoire de Aissatou Dona ou Goggo Aïssa, une sexagénaire peule, accusée de sorcellerie [1],[2]. Elle serait l'auteur de la maladie de Moussa, le fils d'Alhadji Hamadou, un jeune garçon dont elle aurait mangé l'âme[3]. Une accusation qui divise les habitants du village Mbamaré Maroua en deux groupes. On lui impose alors un rite pour l'obliger à recracher l’enfant [4].
Contexte et inspiration
Ce livre à portée historique a été rédigé grâce à six mois de recherches livresques et des récits recueillis auprès des rares témoins de la période coloniale, rencontrés par Djaili dans la région septentrionale du Cameroun[5], ceci dans le but de mettre en exergue les croyances et les violences psychologiques faites aux femmes au sein des familles traditionnelles[6].