Mocoví
peuple indigène d'Argentine
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Les Mocovís sont un des peuples indigènes de l'actuelle Argentine faisant partie de l'ensemble appelé guaycurú (guaykurú dénomination insultante que donnaient les Guaranis aux ethnies pampides du Gran Chaco).
Étymologie
Le mot Mocoví provient du vocable indigène Emocóvit, qui est castillanisé (ou hispanisé) sous la forme que nous connaissons[style à revoir] aujourd'hui[Quand ?].
Histoire
Les Mocovís vers le XVe siècle occupaient les terres situées à l'ouest de celles des Abipones, et à l'est de ceux des Lules, c'est-à-dire des territoires correspondant aux provinces argentines de Chaco et partiellement de Santiago del Estero. Avant l'arrivée des Espagnols, ils vivaient fondamentalement de la chasse et de la cueillette. Ils étaient un peuple très guerrier qui apprenait rapidement, pour attaquer certaines villes, à utiliser le cheval amené par les européens. De même que pour divers autres peuples de la région Paraná-Paraguay, l'arrivée des missionnaires jésuites impliqua un grand changement dans leur société. Parmi les réductions indigènes qui furent organisées à leur intention, on doit signaler la Réduction de San Javier, laquelle périclita lors de l'expulsion des jésuites de tout le territoire royal, au cours du dernier quart du XVIIIe siècle.
Avec le temps, ils sont relégués vers le sud de la province du Chaco et le nord de celle de Santa Fe, parvenant à se défendre et attaquant plusieurs fois la ville de Santa Fe. Près de cette ville est aussi installée une réduction pour les membres de cette communauté.
Société
Ils n'étaient pas un peuple très nombreux, et il reste fort peu de vestiges purs de leur société. En 2006, dans certaines zones qu'ils habitaient, la langue mocoví se maintient, mais toujours plus soumise à l'influence du castillan. Dans la province de Santa Fe, dans les villes de Rosario, Venado Tuerto, Recreo, Reconquista, Melincué, Firmat, Casilda, et quelques localités mineures, on trouve des communautés mocovies, totalisant jusqu'à 1 000 familles à Colonia Dolores, dans le département de San Justo, où plus de 90 % de la population urbaine est d'origine mocoví. L'endroit est distant de 52 km de San Javier, et on y conserve[style à revoir] les transmissions orales historiques. Leurs artisans y produisent des articles réputés.
Recensement
L'Enquête complémentaire auprès des peuples autochtones (ECPI) de 2004-2005, qui complète le Recensement national de la population, des ménages et du logement de 2001 en Argentine (espagnol : Censo Nacional de Población, Hogares y Viviendas 2001 de Argentina), dénombre 15 837 personnes en Argentine s'identifiant comme Mocoví et/ou descendantes de première génération du peuple Mocoví (dont 6 619 résidant dans des communautés). Parmi elles, 12 145 vivent dans les provinces du Chaco et de Santa Fe (dont 6 613 résidant dans des communautés) et 3 692 dans le reste du pays[1].
Le Recensement national de la population de 2010 en Argentine révèle que 22 439 personnes s'identifiaient comme Mocoví à travers le pays, dont 13 466 vivaient dans la province de Santa Fe, 3 873 à Chaco, 450 à Entre Ríos et 221 à Corrientes[2],[3].