Modèle de Romer
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Le modèle de Romer est un modèle de croissance économique qui explique la croissance économique par l'existence d'externalités, d'effets de débordement de l'activité économique d'un agent sur les autres, qui favorisent la productivité de tous.
Il appartient à la théorie de la croissance endogène. Créé par Paul Romer en 1986, il fait partie des premières tentatives d'explication endogène de la croissance. Ce modèle appartient à l'école de la nouvelle économie classique.
Le modèle de Romer est, selon Pierre Dockès, « le premier modèle de croissance endogène stricto sensu ». Son objectif est de fonder microéconomiquement une explication macroéconomique de la croissance, en internalisant (en rendant interne au modèle) les facteurs de croissance[1].
Il est suivi, au sein de la nouvelle école classique, par le modèle de Lucas, qui met l'accent sur le capital humain, puis par le modèle de Barro, qui met en avant la croissance due à la dépense en infrastructures[2].
Postulats
Externalités
Les entreprises sont considérées comme bénéficiant d'externalités positives de connaissance, de savoir. Ce knowledge spillover signifie qu'elles se trouvent indirectement en synergie avec les développements technologies réalisés par les autres entreprises. Cela pousse toutes les entreprises qui en bénéficient à renouveler leurs processus de production[1].
Les externalités ont deux sources. La première est le capital physique, du fait de la complémentarité entre l'activité et la firme (la construction de chemins de fer exige une industrie sidérurgique). La seconde est la diffusion de la connaissance : il y a un apprentissage par la pratique au niveau de chaque firme, favorisée par une circulation des connaissances[3].
Accumulation du capital
L'accumulation du capital joue un rôle important. Chaque investissement produit deux effets : d'abord, il augmente le stock de capital de l'entreprise ; ensuite, il augmente le niveau de connaissances technologiques disponible gratuitement pour toutes les entreprises, par l'effet du spillover[1]. En liant l'investissement aux externalités technologiques, Romer endogénéise la croissance[4].