Monument aux morts de la résistance de Cormatin
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Le monument aux morts de la Résistance de Cormatin, situé sur le territoire de la commune de Cormatin, dans le département de Saône-et-Loire est un monument de la Seconde Guerre mondiale. Il a été érigé à la mémoire des 13 Résistants déportés, fusillés, torturés, tués au combat ou victimes de la répression des nazis.
Entre la fin 1943 et le début de l'année 1944, le maquis de Blanot est infiltré par un espion, Fernand Garcia, qui aura fiché une quarantaine de résistants du sud de la Saône-et-Loire. Repéré, Fernand Garcia s'enfuit puis la Wehrmacht et la Gestapo procèdent à de multiples arrestations.
Leur opération commence dans le village de Cortevaix et le hameau de Mont (dépendant de Cortevaix). Les 17 et , les Allemands arrêtent Dargaud et Chevillon en même temps qu'ils brûlent trois maisons. Le dimanche , Jean Greyfié est arrêté à Charnay-lès-Mâcon, l’épouse de Vincent Bertheaud à Burgy aussi. Ils partent ensuite pour Cormatin où ils commencent par arrêter Pagenel et ses adjoints Roger Salins et Louis Delorieux. Vers midi, c'est au tour d'Edgar Ponthus, maire de Cruzille, d'être arrêté. Ils montent à Blanot où Joanny, Joseph et Pierre Commerçon, Jean Sangoy et Jean Jusseau sont arrêtés. Le , c’est François Débarbouillé, un des rares rescapés, maire du Villars, qui est arrêté.
Pendant le conflit, ce sont pas moins de treize résistants cormatinois qui sont capturés et tués, dont Maurice Pagenel, chef départemental de l’Armée secrète en Saône-et-Loire (torturé puis tué par la Gestapo à Lyon) et Louis Delorieux membre du réseau Action R1 (mission Armada) et équipier et transporteur pour parachutages dans le Service des atterrissages et des parachutages (SAP).

