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Mortalité prénatale

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La mortalité prénatale ou mortalité fœtale est l'ensemble des enfants décédés avant la naissance. L'Organisation mondiale de la santé la subdivise en mortalité fœtale précoce (avant la 20e semaine de durée de gestation), intermédiaire (entre 20 et 28 semaines) et tardive (mortinaissance après 28 semaines)[1].

Son calcul se fait en comptant le nombre de décès intra-utérins durant une année donnée pour 1 000 naissances vivantes.

Sex ratio

De nombreuses études démographiques et épidémiologiques montrent que la mortalité fœto‑infantile est systématiquement plus élevée chez les enfants de sexe masculin que chez ceux de sexe féminin.

John Graunt, au XVIIe siècle, constatait déjà une surmortalité masculine à la naissance, qu'il attribua, comme la plupart de ses successeurs, à une plus grande fragilité biologique des garçons. Cette surmortalité masculine a ensuite été constatée dans la plupart des régions du monde, supposément parce que les garçons auraient supposément une moindre résistance aux infections, une immaturité pulmonaire plus fréquente et une sensibilité plus élevée aux complications périnatales.

Les analyses menées sur de larges cohortes (dont de jumeaux), confirment que les garçons présentent un risque supérieur de décès avant (in utero) et après la naissance, en raison de facteurs génétiques et développementaux qui les rendent globalement plus fragiles au cours des premiers stades de la vie, mais cette différence ne semble toutefois pas entièrement pouvoir être expliquée que par une fragilité biologique des garçons.
D'autres facteurs environnementaux, agissant avant la conception et/ou pendant la grossesse semblent aussi en cause. En comparant différents types de jumeaux, Roland Pongou, en 2013, à l'Université d'Ottawa, pense avoir distingué, par l'étude de jumeaux, l'effet propre de la biologie de celui du « contexte préconceptionnel », qui peut notamment affecter la spermatogenèse et la qualité des spermatozoïdes). Il a conclu que le contexte pré-conceptionnel contribue fortement à la mortalité plus élevée des garçons. Il note que plusieurs facteurs  ordre de naissance dans la paire, niveau d’éducation maternelle ou conditions climatiques  influencent à la fois la probabilité de concevoir un garçon et ses chances de survie, tandis que d’autres, comme le statut social ou le climat, n’interagissent pas avec la biologie pour modifier l'espérance de vie du foetus. Il suggère que l'apparente vulnérabilité masculine résulte d’une combinaison de facteurs biologiques et environnementaux, ces derniers étant plus déterminants qu’on ne le pensait[2].

Notes et références

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