Mosaïque des bestiaires festoyant dans l'arène
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| Mosaïque des bestiaires festoyant dans l'arène | |
Aperçu de la mosaïque. | |
| Type | Mosaïque |
|---|---|
| Dimensions | 1,40 m × 1,25 m[A 1], 1,45 m × 1,31[D 1]. |
| Période | IIIe siècle |
| Culture | Rome antique |
| Date de découverte | Septembre 1954 |
| Lieu de découverte | El Jem |
| Coordonnées | 36° 48′ 34″ nord, 10° 08′ 04″ est |
| Conservation | Musée national du Bardo |
| Fiche descriptive | Inv. 3361 |
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La mosaïque des bestiaires festoyant dans l'arène, appelée aussi mosaïque du banquet costumé, est une mosaïque romaine datée du IIIe siècle et découverte à El Jem, site de l'ancienne Thysdrus. Elle est conservée au musée national du Bardo.
Histoire antique
Elle date du début du IIIe siècle[C 1] selon l'étude des critères stylistiques, d'éléments géométriques et de la forme des lettres[A 2]. La date a pu être affinée à 200-220[D 1].
Redécouverte
La mosaïque est découverte de manière fortuite en septembre 1954 par un habitant d'El Jem, à 500 mètres à l'ouest de l'amphithéâtre[D 1]. L'œuvre est déposée par Louis Foucher, conservateur du musée archéologique de Sousse, et envoyée au musée Alaoui, le futur musée du Bardo[A 3].
L'œuvre est retrouvée dans une pièce rectangulaire d'un édifice dont les murs étaient arasés[A 1].
Description
La mosaïque, qui porte le numéro d'inventaire Inv. 3361[C 2], est en bon état, sauf dans son angle gauche[D 1]. La mosaïque est l'emblema d'une mosaïque plus grande : un décor géométrique avec des ovales et des carrés était présent sur les bords du panneau central, avec des motifs géométriques divers parmi lesquels des tresses ou des motifs crénelés[A 1].
La mosaïque est inscrite dans un cadre carré fermé par quatre tiges de millet, pourvues de feuilles et de fleurs[B 1]. Le millet est rare dans les bordures des mosaïques[B 2]. Cinq individus sont installés sur une table de forme arquée, boivent et discutent de manière grossière[C 2]. Chaque personnage est muni d'un symbole différent : une feuille de lierre, une couronne pourvue de trois pointes, une autre de cinq pointes, une tige de millet et une hampe munie d'un croissant[C 2].
Gilbert Charles-Picard a publié la mosaïque en 1954 et donne sa vision de l'œuvre :
| Personnage | Symbole[A 1] | Parole prononcée selon Charles-Picard | Traduction ou sens |
|---|---|---|---|
| Femme | Sceptre avec croissant | nostrestenemus | nous trois, nous nous tenons convenablement[D 1] ou « sens obscur »[B 3] |
| Homme | Roseau ou tige millet (selon Seyrig[B 3]) | ||
| Homme | Couronne radiée avec poisson | iam udulo avocemur quimini | |
| Femme | Couronne radiée avec ancre | bibere venimus | nous venons boire |
| « Personnage » | Feuille de lierre | [n]osnudi [f]iemus | exhortation à se mettre à l'aise[A 4] |
Le banquet débute à peine[B 1],[B 4]. Le convive portant le lierre semble s'être dévêtu et débraillé[A 5] et tient un verre[B 1]. Les trois personnages sur la droite semblent choqués de son attitude selon Charles-Picard, et l'un d'eux, peut-être le maître de maison, semble embarrassé : la phrase au-dessus des trois convives de droite semble vouloir dire « détournons nous de l'ivrogne (etc) » ou « cessons de nous imbiber (etc) »[A 6].
Le personnage situé sur la droite prononce une parole obscure selon Henri Seyrig. Celui situé à sa gauche, au vêtement rouge, tient une tige de millet et prononce le mot Avocemur qui signifie « Divertissons-nous ». Le suivant porte un manteau vert et dit Ja(m) multu loquimini (« vous parlez depuis trop longtemps »). Le personnage aussitôt à gauche porte le même type de manteau et sa phrase ne pose pas de problème de lecture, tout comme le dernier qui est vêtu légèrement[B 3].
Devant les convives se trouve une table ou un guéridon portant deux œnochoés, un pot par terre[A 1], un cratère[B 1], et deux personnages en tunique courte[B 1], sans doute des serviteurs, dont l'un sert à boire aux convives à partir d'une amphore car il leur tend un verre. Le second, peut-être le bouvier[A 1], a la main à la bouche et dit Silentiu(m), dormiant tauri ! (« silence, laissez dormir les taureaux »)[C 2],[B 5].
Devant les serviteurs, cinq taureaux à bosse ou zébus[D 1] sont installés « les uns contre les autres »[A 1] : l'un est debout et deux lèvent la tête. Sur leur croupe on trouve une marque[C 1],[B 1], un « guerrier combattant »[A 1] et un sistre. Ce signe était marqué au fer chaud[D 1].
