Mouvement des socialistes théistes
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Le Mouvement des socialistes théistes (en persan نهضت خداپرستان سوسیالیست, romanisé Nahzat Khoda Parastan-e Sosialist) est un parti politique iranien créé en 1944.
Le Mouvement mondial des théistes socialistes est fondé à Téhéran en 1944 par Mohammad Nakhshab (1923-1976)[1] et de jeunes militants politiques issus de milieux religieux[2],[3].
Il émane de la Ligue des patriotes musulmans, elle-même résultat de la fusion entre deux groupes d'étudiants, l'un formé autour de Jalaleddin Ashtiyani, l'autre conduit par Mohammad Nakhshab[4]. En 1945, le nom du parti est simplifié en Mouvement des théistes socialistes[2].
Au lieu d'y voir une antinomie, ils reconnaissent dans les idées socialistes les idéaux coraniques de justice sociale et de liberté. Cependant, ils n'adhèrent pas au parti Tudeh, le parti communiste iranien, dont l'idéologie est à leurs yeux trop matérialiste[5]. Ils critiquent le clergé pour son quiétisme politique qui en fait une force contre-révolutionnaire[2]. C'est le premier parti à afficher une identité nationaliste-religieuse en Iran[1].
En 1947, ils décident de faire leur entrée en politique en soutenant des candidats proches de Mossadegh aux élections législatives. Un débat interne éclate au sujet de l'opportunité de rester dans la clandestinité ou d'agir au grand jour. Le parti se divise alors en deux groupes, l'un mené par Ashtiyani, qui ensuite quitte le pays, l'autre, nommé Organisation pour la coopération nationale, sous la conduite de Nakhshab[6]. Ce deuxième groupe intègre en 1951 le Parti de l'Iran. Mais leur idéologie islamiste est mal perçue par les membres laïcs du parti, qui les excluent en 1953. Ils prennent alors le nom de Ligue pour la liberté du peuple iranien, puis, après le coup d'État contre Mossadegh en août, de Parti du peuple iranien (en)[7], qui rejoint le Mouvement de Résistance nationale dans la clandestinité[1]. La section du parti de Mashhad et dirigée par 'Ali Sharia'ti[1]. Leur organe officiel est le journal Mardom-e Iran (« Le peuple d'Iran »)[1]. En 1958, Nakhbash part faire ses études aux États-Unis[1].
Leurs idées ont une influence considérable sur Ali Shariati[8]. Celui-ci, dans sa traduction de Abu Zar le théiste socialiste, fait du personnage d'Abu Zar, compagnon de Mahomet, un précurseur du socialisme[9].