Scission née morte du Parti national breton (PNB), le Mouvement ouvrier social-national breton se compose essentiellement de militants rennais ainsi que de quelques autonomistes communistes influencés par les idées de Yann Sohier.
Son programme en 25 points était fondé sur le principe d’un « État breton populaire fait pour le peuple et par le peuple », intégré dans un nouvel ordre européen, rejetant le « gaullisme, dernier bastion de la bourgeoisie bretonne » et s’appuyant sur « la classe paysanne, la plus nombreuse en Bretagne », affirmant vouloir « du pain pour les Bretons, la paix en Europe et la liberté pour la Bretagne », partant du principe qu’il ne pouvait compter « ni sur l'Angleterre, ni sur la France, ni sur l'Allemagne pour l’acquérir », mais seulement « sur la force et la confiance que l’on trouve dans le peuple breton ».
Ayant adopté pour drapeau un étendard ressemblant fortement à un drapeau nazi (dessiné par Olier Mordrel) — hermine noire au centre d'un cercle blanc sur fond rouge représentant « le sang de l'ouvrier » — Théophile Jeusset recruta plusieurs partisans dans les ateliers et les usines d'Ille-et-Vilaine et organisa une vingtaine de réunions dans l'arrière-salle de restaurants rennais. Théophile Jeusset se lança par la suite dans l'action directe avec un petit groupe de communistes séparatistes ralliés à sa cause. Il entreprit alors une campagne de graffitis contre François Ripert (préfet d'Ille-et-Vilaine) et envoya certains de ses camarades dans le jardin botanique de Rennes pour briser la statue du « traître » Bertrand du Guesclin.