Mouvement pour le salut de l'Azawad

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ObjectifsAutodétermination de l'Azawad
StatutActif
Date de formation
Mouvement pour le salut de l'Azawad
MSA
Image illustrative de l’article Mouvement pour le salut de l'Azawad

Idéologie Nationalisme azawadien, sécularisme
Objectifs Autodétermination de l'Azawad
Statut Actif
Fondation
Date de formation
Origine Scissions du MNLA, du HCUA et du MAA
Pays d'origine Mali
Organisation
Chefs principaux Moussa Ag Acharatoumane
Assalat Ag Habi
Membres 3 000 revendiqués[1]
Guerre du Mali

Le Mouvement pour le salut de l’Azawad (MSA) est un mouvement politique et militaire touareg formé le lors de la guerre du Mali d'une dissidence du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA)[2]. Le MSA se divisera lui-même un an plus tard en deux branches selon l'appartenance aux deux principales communautés qui le constitue : le MSA dit Daoussahak d'un côté (MSA-D) et le MSA dit Chamanamas (MSA-C) de l'autre.

Le mouvement est fondé officiellement le à Tin-Fadimata, au nord de Ménaka[3]. Il est formé par d'anciens membres du MNLA, ainsi que dans une moindre mesure du HCUA et du MAA[3].

Le MSA repose sur deux communautés, la tribu touarègue des Daoussahak et la tribu des Chamanamas, d'où sont issus ses deux fondateurs : Moussa Ag Acharatoumane, l'ancien porte-parole du MNLA auprès de la presse internationale, pour la première, et Assalat Ag Habi, chef militaire, ancien colonel de l'armée malienne pour la seconde[4].

Selon Moussa Ag Acharatoumane, les buts du MSA sont les suivants : « Nous poursuivons le même but qu'avant. Nous voulons représenter et défendre toutes les populations de l’Azawad. Et nous nous inscrivons dans la logique de l'accord de paix d'Alger »[4]. Il déplore les affrontements intercommunautaires malgré les accords d'Anéfis et estime que la « ferveur révolutionnaire qui habite les Azawadiens n’est pas assez défendue par la CMA »[3].

Surtout, le MSA affirme vouloir représenter « l'ensemble des communautés », une manière selon RFI de « critiquer l'omnipotence de la fraction des Ifoghas » à Kidal[1], à laquelle appartient la plupart des chefs du MNLA.

Le mouvement affirme cependant vouloir rester au sein de la CMA[1],[3]. Cependant, tandis que la CMA et le GATIA (représentant les intérêts des Touaregs Imghad) se livrent une nouvelle fois à des affrontements dans la région de Kidal, Moussa Ag Acharatoumane rencontre le chef de ce dernier, El Hadj Ag Gamou, et un représentant du MAA loyaliste le à Azawa, dans la région de Gao, qui aboutit à l'annonce de leur collaboration sur le plan sécuritaire avec notamment l'organisation de patrouilles communes[5].

En , les forces du MSA et du GATIA s'associent, en accord avec les autorités intérimaires, pour sécuriser la ville de Ménaka[6].

En , le MSA refuse de s'impliquer dans les combats entre le GATIA et la CMA, le secrétaire général Moussa Ag Acharatoumane déclare alors : « Nous, nous avons toujours prôné l’entente, c’est-à-dire avec nos voisins, et le Gatia fait partie de nos voisins, tout comme d’autres communautés dont la CMA »[7].

Scission et affiliation

Drapeau du MSA.

Le , une branche dissidente du MSA, la faction Chamanamas (MSA-C) fonde avec d'autres groupes la Coordination des mouvements de l’entente (CME)[8],[9],[10],[11].

Le reste du Mouvement pour le salut de l’Azawad devient de facto un MSA « Daoussahak » (MSA-D) dirigé par Moussa Ag Acharatoumane[2].

En , le MSA intègre la Plateforme des mouvements du 14 juin 2014 d'Alger[12].

En 2021, le MSA fait partie des groupes fondateurs du Cadre stratégique permanent (CSP), qui réunit la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA) et la Plateforme des mouvements du 14 juin 2014 d'Alger[13]. Cependant le , le MSA dirigé par Moussa Ag Acharatoumane annonce qu'il se retire du CSP, regrettant la « déclaration non consensuelle du CSP-PSD en date du 10 septembre 2023, par laquelle il engage un conflit armé contre les Forces Armées Maliennes »[14].

Effectifs

À la fondation du mouvement, Moussa Ag Acharatoumane affirme disposer de 400 pick-up[4]. Le mouvement est basé essentiellement dans la région de Ménaka[3]. Il revendique 3 000 combattants, mais ce nombre est probablement exagéré[1].

Participation du MSA-D aux actions de contre-insurrection dans la région de Ménaka

Liens externes

Références

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