Sadeq Khan Zand
chah d'Iran (1779-1781) de la dynastie Zand
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Sadeq Khan Zand (en persan : صادق خان زند), mort en 1782, fut le cinquième chah de la Dynastie Zand, qui régna sur la Perse du au .
| Chah | |
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| Gouverneur Fars | |
| - |
| Naissance | |
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| Décès | |
| Nom dans la langue maternelle |
صادقخان زند |
| Famille | |
| Père |
Inaq Khan (d) |
| Mère |
Bay Agha (en) |
| Fratrie | |
| Enfant |
| Grade militaire |
|---|
Biographie
Sadeq Khan était le frère aîné de Karim Khan[1], mais, contrairement à ce dernier, Sadeq était bien connu pour sa corruption[réf. nécessaire]. Il s'était emparé de Bassorah en avril 1776, lors de la guerre contre l'Empire ottoman. À la mort du shah Karim (fin de mars 1779), le soin de sa propre sûreté le détermina à évacuer sa conquête, qui retomba au pouvoir des Turcs ottomans. Sadeq Khan marcha vers Chiraz, où Zaki Khan, son demi-frère, avait mis en tutelle les enfants de Karim. Il campa près de la ville, mais Zaki Khan fit arrêter trois des fils de Sadeq et menaça de livrer au déshonneur et à la mort les familles entières de tous les officiers et soldats qui serviraient Sadeq. Le vainqueur de Bassorah se vit à l’instant abandonné : il ne lui resta que 300 cavaliers[1]. Il prit avec eux la route du Kerman, où il arriva après avoir vaincu et tué le chef d’un détachement qui s’était mis à sa poursuite. Du fond de sa retraite, il écrivit à son beau-fils Alimorad, qui avait été envoyé pour réprimer les attaques des Qadjars dans le nord, et commandait à Téhéran pour un corps de troupes destiné à surveiller l’eunuque Agha-Mohammed[1] : il le pressait de se révolter contre Zaki-Khan.
Après que celui-ci eut été assassiné par ses propres troupes, à Yezdekhast, et qu’Abolfath-Khan, fils cadet de Karim, eut été proclamé roi, Sadeq-Khan revint à Chiraz, où il capta la confiance de son neveu, qui se dirigea quelque temps par ses conseils ; mais la mésentente éclata bientôt entre eux. Sadeq, ambitieux vieillard, ne pouvait se soumettre longtemps à un jeune prince sans expérience, tandis qu’Abolfath-Khan se montrait jaloux de conserver son autorité. Sadeq se mit donc à la tête de ses troupes et partit de Kerman pour prendre la place d'Abolfath[1]. Le , il prit Chiraz. Soit qu’Abolfath, bon mais faible, eût trop de penchant pour le vin et les femmes, soit que son oncle l’eût à dessein fait passer pour un prince corrompu et sans capacité, il fut déposé et Sadeq-Khan, après lui avoir arraché les yeux de ses orbites et s'être déclaré lui-même maître du royaume perse[1].
Mais Sadeq-Khan trouva bientôt un rival dangereux dans son propre beau-fils, Alimorad : il perdit deux fois Ispahan, et, quoiqu’il eût d’abord remporté quelques avantages, il finit par n’éprouver que des revers. On a attribué ses malheurs tantôt aux infirmités de l'âge, tantôt à l’impéritie ou la mauvaise conduite de ses fils[1]. Toujours est-il que, bloqué dans Chiraz pendant huit mois, il ne put empêcher les habitants de cette ville, poussés à la révolte par le défaut de vivres, d’en ouvrir les portes aux troupes d’Alimorad vers la fin de 1781[1].
Sadeq-Khan s’était retiré avec sa famille dans la citadelle. Forcé de se rendre au bout de quelques jours, il fut mis à mort avec tous ceux de ses fils qui avaient atteint l’âge viril. On prétend qu’il fut d’abord aveuglé et ensuite empoisonné. Suivant d’autres, il se brûla la cervelle après qu’on lui eut crevé les yeux[1]. C'est ainsi qu'Alimorad devint le nouveau roi du royaume perse.