Muraille d'Alcalá de Henares
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Recinto amurallado de Alcalá de Henares
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Fortification |
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La muraille d'Alcalá de Henares est constituée de deux enceintes fortifiées différentes, construites entre le XIIIe et le XVe siècle dans la ville d'Alcalá de Henares en Espagne.
La première enceinte fait 700 m. Elle est composée de seize tours et de deux portes l'arc de Saint-Bernard et la porte de Madrid (es).
Première muraille
La localité présente alors d'excellentes caractéristiques militaires avec une extension réduite et un accès difficile[A 1]. La création d'une muraille permet également de faire une séparation juridique et fiscale avec les territoires environnants, tout en procurant sécurité et protection[A 2]. Les deux murailles vont définir la forme de la ville XIXe, puis au XXe siècle[A 3].
Le , l'archevêque de Tolède Bernard de Sédirac remporte une victoire au château d'Alcalá la Vieja sur les musulmans. Alfonse VII en 1129 donne les fortifications musulmanes de la ville à l'archevêque de Tolède[A 4]. Ce dernier créé alors le village de San Justo[A 4].
Après la conquête, la ville connaît une période de prospérité économique[A 5], grâce aux privilèges d'organiser des foires aux bestiaux accordés par les rois castillans Alphonse VIII et Alphonse X. Les besoins défensifs, typiques de l'insécurité politique et militaire du moment, font que l'archevêque Rodrigo Jiménez de Rada décide de murer la ville médiévale (alors appelée Burgo de Santiuste) et de construire des maisons de l'archevêque sur le lieu qu'occupe au XXIe siècle le palais de l'archevêque[A 6].
Cette première construction est réalisée entre la fin du XIIe et la seconde moitié du XIIIe siècle en étant de forme circulaire[A 7]. Elle s'étend sur un espace intra-muros de 37 ha et compte sept portes : de Vado mentionnée en 1295 pour la visite du roi Sanche IV de Castille[A 5], de porte de Madrid (es), de Santa Ana ou de Postigo, de Fernán Falcón, de Guadalajara, de Judería et de Burgos[1],[2],[3],[A 8].
Forteresse épiscopale
Au cours de la charge épiscopale de Pedro Tenorio (es), de grandes zones des fortifications qui entourent le palais des Archevêques sont reconstruites, modifiant sa disposition dans le secteur sud. L'ensemble fortifié, qui défend le palais, se compose à l'époque de 22 tours (dont 16 sont encore aujourd'hui conservées). Comme marque personnelle des réformes promues par l'archevêque Pedro Tenorio, il insère son bouclier dans les tours numéros 13 et 15, situées dans l'actuelle rue Cardenal Sandoval y Rojas; et dans une troisième qui porte son nom (Torreón de Tenorio), situé dans un coin du palais de l'Archevêché, à côté de la plaza de las Bernardas[4],[5].
| Muraille autour du palais des Archevêques | |||||||||
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Seconde muraille
Vers 1454, l'archevêque Alfonso Carrillo de Acuña commence à étendre les fortifications vers l'est, englobant la nouvelle ferme construite hors les murs, en plus de la plaza del Mercado (actuelle plaza de Cervantes (es)) et du monastère franciscain qu'il vient de fonder (aujourd'hui cuartel del Príncipe (es)). Deux nouvelles portes sont créées : la puerta de Guadalajara et la puerta de Aguadores. La partie sud agrandit également son périmètre, en déplaçant la puerta del Vado et faisant construire celle de San Julián et la puerta Nueva, située entre celle de San Julián et d'Aguadores. Une partie de la muraille ouest subsiste et le nord est agrandie avec la puerta de Santiago. Cette extension est achevée vers 1475, et agrandit l'enceinte fortifiée de 294 m2[6]. En 1565, on dénombre 39 tours rectangulaires, avec socle en maçonnerie, et reliées par des chemins de ronde crénelées en style mudéjar[7].
Au XXIe siècle, la forteresse archiépiscopale de l'enceinte fortifiée d'Alcalá de Henares est presque entièrement conservée avec une ligne de fortification d'environ 700 m qui entoure le palais des Archevêques et 16 tours. La deuxième enceinte est démolie au XIXe siècle, laissant la porte de Madrid (es), l'arc de Saint Bernard et des vestiges très fragmentaires sur la Plaza de San Lucas[8],[9].
Historiographie et archéologie

Anton van den Wyngaerde, dessinateur flamand du XVIe siècle, établit en 1565 une vue chorographique de la ville derrière ses murailles médiévales en perspective cavalière par le côté ouest[A 8].
La première description écrite de la première enceinte est établie sur plan par Miguel de Portilla y Esquivel (es) dans son Historia de la ciudad de Compluto dès 1725[A 9].
Des auteurs de la seconde partie du XXe siècle ont également travaillé sur la première enceinte : Jesús García Fernández dans un article intitulé « Alcalá de Henares - Estudio de Geogragía Urbana » paru en 1952, suivi par Leopoldo Torres Balbás dans l'article « Complutum, Qal'at' Abd al-Salam y Alcalá de Henares » qui reprend des éléments datés par d'autres auteurs en 1959 ou plus récemment Basilio Pavón Maldonado qui complète en 1982 dans « Alcalá de Henares Medieval, Arte Islámico y Mudéjar » le thème en évoquant l'installation des populations mudéjares et juives dans la ville[A 10].
À partir de 1985 le centre de recherche Taller-Escuela de Arqueología Y Rehabilitacíon de Alcalá de Henares nouvellement créé commence à réaliser des fouilles archéologiques sous le palais épiscopal[A 6]. Les résultats des fouilles menées permettent de progresser sur les connaissances du XVe siècle et sont interprétées dans l'article « La Donación de Alcalá de Henares a los Arzobispos de Toledo » de Vásquez Madruga paru en 1993[A 11]. De nouvelles fouilles sont menées en 1987 vers la puerta de Burgos[A 5].



