Né à Moscou le jour du cinquantième anniversaire de la Révolution d’Octobre (1967), le petit Kaminer semble avoir du mal à prendre la vie au sérieux et se révèle tout à fait prolixe en histoires, après un épisode étonnant devant un exhibitionniste dans une forêt.
Responsable de l’information politique de son école, il fait une grosse gaffe en annonçant une déclaration de guerre du Zimbabwe à la Russie. Il est ensuite pionnier au camp de vacances du « Jeune Marin », où éducateurs et enfants communiquent en morse par le biais de petits drapeaux rouges.
Il est stagiaire au Théâtre Maïakovski dont le directeur procède à des alcootests avant les représentations. Il convoie un troupeau de bovins vers l’Ouzbékistan : un voyage parsemé d'aventures hautement surréalistes !
Il devient gardien et animateur culturel d’un parc public peuplé d'ivrognes où sont programmées des conférences telles que « Les effets nocifs de l’alcool ou y a-t-il une vie sur Mars ? ».
Il organise des concerts underground, parfait glandeur chez les Soviets, il est aussi le roi du système D, au grand dam des bureaucrates et du KGB.
Puis survient la perestroïka, et ses promesses de liberté. Sa brillante carrière de « parasite social » se termine. Il quittera son pays en 1990.