Musée de l'Hôtel-Dieu

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Type
Municipal
Ouverture
1996
Visiteurs par an
9 051 ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Collections
Catalogue des collections[1]
Musée de l'Hôtel-Dieu
Façade du musée de l'Hôtel-Dieu
Informations générales
Type
Municipal
Ouverture
1996
Visiteurs par an
9 051 ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Collections
Collections
Catalogue des collections[1]
Époque
Moyen Âge, XIXe et XXe siècles
Label
Bâtiment
Protection
Localisation
Commune
Mantes-la-Jolie
Adresse
1 rue Thiers 78200
Coordonnées

Le musée de l'Hôtel-Dieu est un musée situé sur la route des peintres impressionnistes, à quelques kilomètres de Giverny.

Près de la collégiale Notre-Dame de Mantes-la-Jolie, il se trouve dans l'ancienne chapelle médiévale de l'Hôtel-Dieu, dont la façade de style classique a été classée au titre des Monuments Historiques[2]. Le musée a rouvert en à la suite d'un important chantier de valorisation de ses espaces et de ses collections.

Origines

L’Hôtel-Dieu est une institution hospitalière médiévale[3] qui servait la mission d’hospitalité et de charité de l’Église en accueillant et soignant les pauvres, orphelins, mendiants. A Mantes-la-Jolie, un premier Hôtel-Dieu existait au XIe siècle mais fut détruit lors du sac de 1087 mené par Guillaume le Conquérant. C'est au XIVe siècle, sous le règne de Charles V[4], que l'Hôtel-Dieu fut placé au plus près de la Collégiale Notre-Dame, à l’emplacement actuel. L’Hôtel-Dieu était alors une institution importante et puissante sur le territoire qui possédait plusieurs terres, comme l’Île Aumône, et exploitait des moulins, fermes et forêts. L’Hôtel-Dieu participait au commerce important du vin ; ses caves contenaient les stocks de vin provenant de leurs récoltes pour en effectuer la vente.

Le monument aujourd’hui conservé date du XVIIe siècle, période d’âge d’or pour l’Hôtel-Dieu. La communauté des augustines fit reconstruire l’hôpital et la chapelle Saint-Jean en deux phases de travaux de 1646 à 1649 (certainement pour l’hôpital) puis de 1667 à 1675 (pour la chapelle). Les comptes de l’Hôtel-Dieu conservés aux archives municipales témoignent de l’ampleur de la construction et de son coût important. La chapelle avait un plan simple, avec une grande nef et un chevet plat. Il semble qu’il y avait un étage intermédiaire entre le premier et deuxième étages pour relier la chapelle à l’Hôtel-Dieu afin que les malades puissent assister à l’office. Le décor intérieur était sommaire et se trouvait sur les onze vitraux et le chœur peint. Aucun décor intérieur ne subsiste. La façade de style classique fut en revanche, édifiée avec des motifs sculpturaux raffinés qui témoignent de l’architecture du XVIIe siècle à Mantes-la-Jolie. Sa séparation tripartie verticale par des pilastres corinthiens[4], son oculus, son décor sculpté de guirlandes fleuries, de coquilles Saint-Jacques et d’angelots, en sont caractéristiques. Le dôme surmontant l’entrée édifié en 1672 par le maître charpentier Maillard, ainsi que le fronton cintré de la façade comportant un bas-relief de l’Annonciation ont toutefois disparu.

Période contemporaine

Lors de la Révolution, l’Hôtel-Dieu fut fermé mais aurait été utilisé comme prison. Un inventaire des biens a été effectué le . En 1847, est décidée la fusion de l’hospice des malades (l'Hôtel-Dieu) et l’hôpital général (hospice des vieillards et des enfants) construit en 1687 sur autorisation de Louis XIV. Mais c’est le que l'Hôtel-Dieu et ses services hospitaliers ont été désaffectés. Le terrain fut alors morcelé en dix lots et l’arrière de l’Hôtel-Dieu coupé pour percer la rue docteur Stéphane Bonneau. Cette séparation en lots causa de nombreux désordres qui impactaient le bâtiment jusqu’à aujourd’hui dans la structure car des fenêtres durent être percées en divers endroits et les bâtiments furent plus ou moins bien entretenus selon les divers propriétaires.

La chapelle est devenue successivement de 1830 à 1870 le théâtre Paul Roche, 1870 à 1878 le théâtre Gimbert, 1870 à 1894 le théâtre de la comédie, à partir de 1894 une société de photographie[5]. En 1912, c'est le cinéma « Palace Attractions » qui s’y installe dans la première moitié de l’ancienne chapelle. C’était la première salle de cinéma de Mantes, elle pouvait contenir jusqu'à 500 spectateurs en parterre et en balcon. Le cinéma Palace a fermé lors de la déclaration de la guerre et bien qu’il fût épargné par les bombardements, il ne rouvrit pas à la libération. Les anciens immeubles dépendant de l’Hôtel-Dieu et voisins de la chapelle sont devenus propriétés et logements privés.

Avec la collégiale Notre-Dame voisine, l’Hôtel-Dieu est un des rares monuments n’ayant pas été détruits par les bombardements alliés du . Pour sauvegarder ce bâtiment partagé entre l’ancien cinéma et les logements insalubres, la ville a acheté par expropriation publique cet édifice en 1962 et fit restaurer cet ensemble grâce aux dommages de guerre. Les travaux ont duré une trentaine d’années, l’objectif premier était d’offrir une splendide annexe à l’hôtel de ville pour les réceptions et les expositions. La qualité architecturale et l'intérêt historique de cette construction furent reconnus lorsque la façade principale de la chapelle fut classée par arrêté du . L’ensemble de la chapelle est ensuite inscrit par arrêté du .

Le musée de l'Hôtel-Dieu

Outre sa vocation culturelle, sa destination de musée se précisa en 1971 à la suite de la donation des œuvres de Maximilien Luce par son fils[3]. Un inventaire des collections municipales dressé dans les années 1980 par le centre de recherche et d'études documentaires du grand ouest et l’implication du service des musées de France permirent de conférer une ambition scientifique au projet. Le musée s’orienta vers une dimension patrimoniale et locale. Le musée a été inauguré en , il est labellisé Musée de France en 2002[3].

Le musée de l’Hôtel-Dieu conserve la plus grande collection dédiée à Maximilien Luce en Europe[6]. Celle-ci est depuis le chantier de récent visible de façon permanente au premier étage du musée respectant ainsi ses dernières volontés exprimées par Frédéric Luce (1896-1974) dans l’acte de donation du qui imposait d’exposer ses œuvres dans des locaux aménagés rue de la Heuse[4] dans l’ancienne chapelle de l’Hôtel-Dieu. Le musée se trouve dans le cœur historique de Mantes-la-Jolie à quelques pas du belvédère fluvial, situé sur la route des impressionnistes.

Les collections et les œuvres remarquables

Notes et références

Voir aussi

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