Mutuelle d'entraide des gantiers grenoblois

From Wikipedia, the free encyclopedia

La mutuelle d'entraide et d'assistance aux ouvriers gantiers, ou société de secours mutuel, créée en 1803 à Grenoble par André Chevallier, est la première mutuelle française répertoriée[1],[2],[3].

Elle est créée à la suite de la crise qui toucha l'activité gantière pendant la Révolution française, les corporations étant supprimées en 1791, la loi Le Chapelier interdisant les regroupements et associations professionnelles aux ouvriers et aux patrons, et la ganterie, symbole de luxe et de noblesse, subissant une grave crise de la commande.

André Chevallier, ancien membre de la Confrérie des Pénitents de Saint-Laurent, à Grenoble, supprimée à la Révolution, souhaita créer une confrérie professionnelle. L'objet de cette « caisse de bienfaisance » était pour les gantiers de « secourir ceux de leurs confrères qui seraient dans le besoin ». Ses statuts furent en partie rédigés par Charles Renauldon, maire de Grenoble, et reçurent l'accord du gouvernement grâce à Joseph Fourier, préfet de l'Isère. La société ne devait avoir ni aspect religieux ni aspect politique, et être acceptée par les ouvriers, le patronat et l'administration. La ganterie étant liée à la franc-maçonnerie, l’un des buts était de réduire les inégalités sociales tout en conservant la propriété ; la bourgeoisie s'assigne en outre un rôle moralisateur en inculquant le goût de la prévoyance et de l'épargne. De fait, elle fut même soutenue par l'Église catholique. Les secours étaient accordés aux malades et aux chômeurs, un médecin et un pharmacien étant appointés.

Statut

Sources et références

Annexes

Related Articles

Wikiwand AI