MyOcean
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| Origine |
PCRD no 7 |
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| Financement |
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| Membres |
60 partenaires de 28 pays (22 États de l’Europe + Norvège, Russie, Ukraine, Maroc, Israël et Canada) |
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MyOcean est un projet subventionné par la Commission européenne dans le cadre du 7e PCRD, dont l’objectif est la définition et la mise en place d’une capacité européenne intégrée pour la surveillance, l’analyse et la prédiction des océans, en support aux activités telles que : sécurité maritime, pollution par hydrocarbure, gestion des ressources marines, changement climatique, prévision saisonnière, aménagement du littoral, surveillance des glaces, suivi des Écosystèmes…
L’objectif de MyOcean est la mise en place (définition, conception, développement et validation) d’une Capacité Européenne intégrée pour la surveillance, l'analyse et la prédiction des Océans, en s’appuyant sur l’ensemble des compétences et moyens existants au niveau national.
A l’heure actuelle[Quand ?], chaque état membre dispose de capacités propres en océanographie, à l’échelle globale ou régionale, mais les organisations, les procédures et les niveaux d’opérationnalité sont extrêmement variables d’un état à l’autre. En Grande-Bretagne, c’est un département spécifique du UK Met Office qui est chargé de l’océanographie opérationnelle, avec des procédures issues de la météo et un niveau d’opérationnalité (et d’engagement) élevé, tandis qu’en Italie c’est l’institut de recherche en géophysique (INGV) qui abrite le centre d’océanographie opérationnelle... Pour la région Baltique, plusieurs organismes disposent de capacités redondantes, tandis qu’en France elles sont mutualisées et regroupées au sein d’un même GIP… Les challenges que MyOcean devra relever seront :
- d’éviter les duplications de moyens
- de rendre tous les sous-systèmes européens interopérables
- de définir et de faire appliquer les mêmes procédures (standards, normes de qualité) de développement et de qualification opérationnelle à chaque (sous-)systèmes
- de définir une architecture et une organisation qui mette toutes ces capacités (compétences et moyens) en ordre de marche de façon intégrée
- de prouver que cette organisation est fiable, robuste, durable et répond aux exigences de qualité de service imposées par l’Europe.
Bien que le cadre budgétaire de MyOcean (7e PCRD) soit étiqueté « Recherche », la priorité n’est pas de faire avancer la science dans le domaine de l’océanographie opérationnelle, même si cet aspect est bien pris en compte. Il s’agit surtout de développer un Système de Systèmes (au sens industriel) et de le qualifier opérationnellement selon les standards et les normes de qualité européennes, jusqu’à la qualification de Service.
Contexte
L’Europe[pas clair], en tant que « grande puissance » a décidé la mise en place de « Services Publics Européens » avec le double objectif suivant :
- assurer la santé, le bien-être et la sécurité des citoyens européens
- favoriser le développement des activités économiques situées en aval de ces services (tout en renforçant le savoir-faire et le niveau de compétences techniques européen)
Ces « Services » s’inscrivent dans le cadre du programme Copernicus, anciennement Global Monitoring for Environment and Security (GMES). Ils utilisent en entrée aussi bien des données spatiales que des mesures in-situ. À terme (2011, 2014 ?)[Passage à actualiser], ces services devraient être financés par une ligne budgétaire dédiée dite « opérationnelle ». Pour l’instant, la définition et la mise en place des trois Services considérés comme les plus matures et prioritaires (services précurseurs ou « Fast Track Services » tels que définis par la commission en 2005) est confiée à des projets financés dans le cadre du 7e PCRD (1er Call). Il s’agit de (le nom du ou des coordinateur(s) est indiqué entre parenthèses) :
- SAFER (Infoterra France) pour le « Emergency Response Core Service »
- Geoland-2 (Infoterra Gmbh & Medias France) pour le « Land Monitoring Core Service »
- MyOcean (Mercator Ocean) pour le « Marine Core Service »
Deux « Services Pilote » viennent compléter cette liste :
- G-Mosaic (Télespazio) pour la Sécurité
- MACC (ECMWF) pour l’Atmosphère
Une ligne budgétaire européenne opérationnelle de 3 M€ par an est déjà mise en place pour le financement des activités en support à la gestion des risques (rappid mapping).
L’Agence spatiale européenne (ASE) est chargée de l’approvisionnement et de la fourniture des données spatiales nécessaires en entrée de ces Services.
L’ASE est en outre chargée d’assurer la cohérence et la continuité des missions spatiales étiquetées GMES dont font partie Envisat et les « Sentinelles » européennes, mais aussi les missions nationales telles que Jason, TerraSAR, Spot, Cosmo-SkyMed, Pléiades…
Le projet, d'une durée de trois ans (2009 - 2011) s’inscrit dans la continuité du projet MERSEA (FP6 : phase de mise en œuvre du système : 2004-2008), mais intègre aussi certaines lignes de service développées dans le cadre des projets GSE de l’ASE (GMES Service Éléments), en particulier MarCoast et polarview.

