Médias en république du Congo
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Les médias en république du Congo comprennent la presse écrite, la radio, la télévision, les agences de presse et les médias diffusés sur Internet. Le secteur réunit des médias publics et privés ainsi que des radios communautaires, religieuses et internationales. Les principaux médias sont concentrés à Brazzaville et à Pointe-Noire.
Cadre juridique et régulation
La Constitution du 25 octobre 2015 garantit la liberté de l'information et de la communication. Son article 25 autorise chaque citoyen à exprimer et diffuser librement son opinion par la parole, l'écrit, l'image ou tout autre moyen de communication. Il interdit également la censure et protège l'accès aux sources d'information[1].
La loi n° 8-2001 du 12 novembre 2001 sur la liberté de l'information et de la communication fixe les règles applicables aux médias et aux professionnels de l'information. Elle établit le principe de la libre entreprise dans ce secteur et interdit la censure[2].
Le Conseil supérieur de la liberté de communication (CSLC) est l'autorité chargée de la régulation des médias. Les articles 212 et 213 de la Constitution lui confient la mission de veiller au bon exercice de la liberté de l'information et de la communication[1]. Il intervient dans la réglementation des médias et dans la protection des droits des journalistes[3].
Presse écrite
Le pays compte une vingtaine de journaux. Les Dépêches de Brazzaville constitue le seul quotidien national, tandis que La Semaine africaine, fondée en 1952, est le plus ancien titre toujours publié[4].
Les Dépêches de Brazzaville dispose d'éditions destinées aux deux rives du fleuve Congo et diffuse également ses contenus sur Internet et par des applications mobiles[5].
Radio et télévision
Médias publics
Radio Congo et Télé Congo constituent les principaux médias audiovisuels publics. Ils relèvent du secteur public de la communication[6].
Télé Congo diffuse des programmes d'information et d'autres émissions à destination du territoire national. Elle propose aussi des journaux dans les langues nationales du pays[7].
Médias privés
Le paysage audiovisuel comprend une vingtaine de chaînes de télévision privées et une quarantaine de stations de radio. Digital Radio Télévision (DRTV), première chaîne de télévision privée du pays, et VOX TV figurent parmi les principales chaînes privées. Radio Mucodec fait partie des radios privées les plus écoutées[4].
Des radios étrangères et internationales sont aussi accessibles dans le pays, parmi lesquelles RFI, Voice of America et BBC World Service[4].
Agences de presse
L'Agence congolaise d'information (ACI) est l'agence de presse publique nationale. Créée le , elle collecte et diffuse des informations sur l'actualité congolaise. Elle développe aussi ses moyens de diffusion numérique[8].
L'Agence d'information d'Afrique centrale est une structure privée qui produit des informations diffusées par Les Dépêches de Brazzaville et sur des supports numériques[5].
Internet et télécommunications
Internet constitue un moyen croissant de diffusion de l'information. Les journaux, radios, télévisions et agences de presse disposent de sites Internet et utilisent également les réseaux sociaux et les applications mobiles[9].
En 2024, 47,3 % de la population de la république du Congo utilise Internet[9].
La téléphonie mobile constitue une infrastructure importante pour l'accès aux communications et aux médias numériques. En 2024, le pays compte 95,5 abonnements à la téléphonie mobile pour 100 habitants[10]. Le nombre d'abonnements actifs au haut débit mobile atteint 59,3 pour 100 habitants la même année[11].
Le domaine national de premier niveau attribué au pays est .cg.
Liberté de la presse
La Constitution et la loi n° 8-2001 garantissent la liberté de l'information et interdisent la censure[1],[2].
Dans le classement mondial de la liberté de la presse de Reporters sans frontières publié en 2026, le Congo-Brazzaville occupe la 68e place sur 180 pays[12].
L'indépendance éditoriale reste limitée dans une partie du secteur. Des médias privés appartiennent ou sont liés à des personnes proches du pouvoir[4].